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Angine de poitrine

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L'angine de poitrine est l'ancien nom de l'Angor. C'est une affection chronique, qui se traduit par une douleur épisodique dans la poitrine, généralement liée à l'effort. Dans certaines conditions, l'angine de poitrine peut aboutir à un infarctus du myocarde.

La douleur décrite par la victime est en général une douleur constrictive (cela serre comme dans un étau), irradiante (les ondes de douleur peuvent aller jusque dans le bras gauche et la mâchoire) qui peut être violente, mais cesse généralement avec l'arrêt de l'effort.

Sommaire

Causes

Sur le plan physiologique, la douleur ressentie par la victime correspond à une insuffisance dans l'irrigation du muscle cardiaque (myocarde), elle-même due à une réduction chronique du diamètre des artères coronaires. Ces artères sont très importantes, car ce sont elles qui alimentent le coeur en sang. Celles-ci se bouchent progressivement à cause:

  • De la production de plaque graisseuse (athérome)
  • De spasme du muscle lisse

Signes

  • Douleur écrasante de la poitrine qui peut s'étendre au cou, à l'épaule et au bras gauche, et au maxillaire inférieur, avec parfois une sensation d'engourdissement de la face.
  • Anomalies du pouls et de la pression artérielle.
  • Angoisse intense (sensation de mort imminente).
  • Difficulté soudaine à respirer (parfois), due à la gêne ventilatoire provoquée par la douleur.
  • Perte de conscience possible (rarement mais possible).

Risques

Le risque principal est une évolution de la situation vers un infarctus du myocarde, qui peut lui-même mener à l'arrêt cardio-ventilatoire.

On peut également observer une détresse circulatoire plus ou moins prononcée (pâleur, pouls filant ou absent en radial, tension basse, etc...).

Que faire ?

  • Libérer les voies aériennes (ouvrir le col et la ceinture).
  • Administrer l'oxygène sous 15l/mn.
  • Interroger la victime sur ses antécédents (est-ce la première fois? a-t-elle été hospitalisée?), s'enquérir de son traitement, et lui demander depuis combien de temps elle ressent cette douleur.
  • Le cas échéant, aider la victime à prendre son traitement.
  • Appeler le Samu, et lui transmettre les éléments recueillis auprès de la victime.
  • Si c'est possible, rechercher auprès des proches de la victime un électrocardiogramme, pris en dehors des crises. Celui-ci de référence au médecin du SMUR ou des urgences, en lui donnant une base de comparaison.
  • Dans l'attente d'un SMUR, surveiller la fonction circulatoire, directement touchée, et la fonction ventilatoire, qui peut être affectée par la douleur.

Gestes à éviter absolument

Tout effort accompli par la victime provoquerait une aggravation des lésions du myocarde. En conséquence, il faut éviter impérativement tout déplacement, et minimiser toute l'activité de la victime. Si le déplacement de la victime est nécessaire, les secouristes doivent choisir des techniques n'appelant aucun effort de la part de la victime.

Une douleur thoracique doit toujours faire craindre le pire, jusqu'à preuve du contraire. Et une prise en charge précoce garantit à la victime une meilleure espérance de vie dans de meilleures conditions. Il ne faut donc en aucun cas négliger une douleur thoracique, et dire que ça passera.

Bibliographie

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