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Définition
Une victime, le sauveteur, toute autre personne menacés par un danger
doivent en être protégé. Si la protection n’est pas réalisable, la victime doit
être dégagée d’urgence.
Il existe trois niveaux :
- le danger initial ayant provoqué l’accident peut persister ;
- la situation peut s’aggraver ;
- l’accident peut lui-même être générateur de danger .
Conduite à tenir
Reconnaître les dangers
- Effectuer une approche prudente de la zone de l’accident.
- En restant à distance de la victime, regarder tout autour d’elle :
- évaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le sauveteur et la victime,
- repérer les personnes qui pourraient être exposées aux dangers identifiés.
- Se renseigner éventuellement auprès de témoins.
Protéger
- Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les dangers environnants pour protéger l’action du sauveteur, la victime et les autres personnes, notamment du suraccident.
- Délimiter clairement, largement et visiblement la zone de danger et empêcher toute intrusion dans cette zone.
Pour réaliser la protection, utiliser tous les moyens matériels dont on peut disposer et s’assurer si besoin du concours de toute personne apte qui pourrait apporter une aide dans la mise en oeuvre de cette protection.
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Dégager d’urgence la victime de la zone de danger en toute sécurité
Devant l’impossibilité de supprimer le danger et si la victime est incapable de se soustraire elle-même au danger.
- Dégager la victime le plus rapidement possible.
- La priorité du sauveteur est de se protéger.
- La victime doit être visible, facile à atteindre, et aucune entrave ne doit l’immobiliser ou gêner son dégagement.
- Il est essentiel que le sauveteur anticipe ce qu’il va faire et qu’il privilégie le chemin le plus sûr et le plus rapide à l’aller comme au retour.
- La victime doit être dégagée vers un endroit suffisamment éloigné du danger et de ses conséquences.
- Le sauveteur doit, pour ce dégagement, respecter les principes suivants :
- choisir la technique de dégagement en tenant compte de sa force physique,
- saisir solidement la victime par exemple par les poignets ou les chevilles et la tirer sur le sol, quelle que soit sa position, jusqu'à ce qu’elle soit en lieu sûr (fig. 1 et 2).
- Se faire aider éventuellement par une autre personne.
La rapidité de mise en oeuvre du dégagement reste prioritaire.
Le dégagement d’urgence est une manoeuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Elle peut être dangereuse pour une victime atteinte d’un traumatisme.

Figure 1 : Dégagement d’urgence, traction par les chevilles

Figure 2 : dégagement d’urgence, traction par les poignets
Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la victime
- alerter ou faire alerter les secours spécialisés (cf. RT 2 : l’alerte)
- assurer une surveillance permanente de la zone de danger où les risques non contrôlés persistent et empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu'à l’arrivée des secours spécialisés.
Dans cette situation, le sauveteur doit en priorité assurer sa sécurité et celle des témoins en attendant l’arrivée des secours.
Cas particuliers
Protection d’un accident de la route
Si l’on est en voiture.
- Allumer ses feux de détresse dès que l’on est en vue d’un accident et ralentir,
- garer son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt d’urgence si elle existe,
- veiller à faire descendre immédiatement tous les occupants de son véhicule et les mettre en sécurité sur le bas-côté, derrière les glissières de sécurité, si elles existent.
Dans tous les cas.
- Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m, pour éviter tout suraccident (triangle de pré-signalisation, lampe électrique, linge blanc, feux de détresse du véhicule), avec l’aide de témoins éventuels (fig. 3),
- interdire toute approche si un danger persiste (transport de matières dangereuses),
- ne pas fumer et ne pas laisser fumer, en présence d’un feu naissant dans un compartiment moteur, utiliser un extincteur,
- couper le contact des voitures accidentées, si possible.

Figure 3 : balisage d’un accident de la circulation de nuit.
Protection dans d’autres situations
Pour pénétrer :
- dans un local enfumé, non ventilé : retenir sa respiration, la durée de la manoeuvre ne doit pas excéder 30 secondes ;
- en cas d’incendie : se protéger au maximum avec ses vêtements, se couvrir le visage, les mains.
S’il y a risque d’explosion par fuite de gaz : ne pas provoquer d’étincelles, interrupteurs, sonnerie, lampe de poche.
En cas de danger électrique : couper le courant avant de toucher la victime.