Glycémie capillaireUn article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.La glycémie capillaire est une méthode permettant de mesurer la glycémie, c'est-à-dire la teneur de sucre dans le sang. C'est une méthode qui nécessite de piquer le doigt de la victime pour prélever une goutte de sang. On désigne souvent la méthode par le nom des appareils commerciaux, comme Dextro ou Hémo-glucotest(HGT).
[modifier] En droit françaisLa mesure de la glycémie capillaire relève du rôle propre de l'infirmier (point 39b de l'article R4311-5 du Code de la santé publique). Un secouriste qui effectuerait une mesure de glycémie (autrement que sur lui-même ou sur un de ses enfants) de manière habituelle1 se rendrait donc coupable d'exercice illégal de la profession d'infirmier (art. L4314-1 du CSP). Peut-on alors invoquer la proportionnalité du geste et de la gravité de la situation (art. 122-7 du Code pénal) ? Si la mesure de glycémie donne indéniablement des informations à la régulation médicale, existe-t-il un cas où les circonstances (notamment les antécédents médicaux et le bilan classique) ne permettraient pas au Samu de prendre la bonne décision ? La méthode provoquant une effraction cutanée (petite plaie), peut-on exclure un risque d'infection, donc d'aggravation de l'état de la victime ? Cela peut-il être considéré comme une blessure volontaire ? [modifier] Note interne à la Croix-Rouge françaiseDirection des Opérations de Solidarité Paris le 18 février 2005 TDD n° 2312
Madame la Présidente, Monsieur Le Président, Actuellement, un infirmier volontaire de notre institution, travaillant dans un établissement de santé, propose gratuitement aux secouristes de tous bords, via les e-groups, des appareils de mesure de la glycémie. Je vous propose de rappeler à l’ensemble des secouristes et personnels placés sous votre responsabilité les points suivants :
Je vous prie donc de bien vouloir insister, le plus rapidement possible, auprès de l’ensemble des bénévoles et salariés du département et des délégations locales qui pourraient être concernés, sur les dangers que comportent la détention et l’utilisation de ces appareils qui sont rigoureusement interdits dans l’activité secouriste de la Croix-Rouge française. Par ailleurs, des mesures ont été prises pour que l’infirmier en question cesse cette activité. L’équipe de la DNUS reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. En vous remerciant pour votre célérité, je vous prie de croire, Madame la Présidente, Monsieur le Président, à l’expression de mon fidèle dévouement. Patrice Dallem [modifier] Note1. l'article L4311-1 du Code de la santé publique précise bien « qui donne habituellement des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical, ou en application du rôle propre qui lui est dévolu. » Si le geste est occasionnel, il n'y a pas d'exercice illégal de la profession, mais il y a par contre unrisque accru d'erreur…
[modifier] Voir aussiOutils personels |