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Heure d'or

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L'heure d'or (golden hour) est un concept de médecine d'urgence. La plupart des blessés graves (polytraumatisé, ou bien victime d'une hémorragie interne) décèdent dans les premières heures. On a donc un taux de survie optimal si la victime se retrouve sur un table d'opération dans l'heure qui suit l'accident.

Un célèbre étude de Trunkey menée en Californie en 1983 met en évidence pour les décès consécutifs à un accident de la route que :

  • 50 % des tués meurent sur le coup, du fait de leurs lésions ;
  • 30 % meurent dans les quatre premières heures suivant l'accident ;
  • 20 % meurent dans la semaine, par défaillance multi-viscérale.

Organisation de l'aide médicale urgente autour de l'heure d'or

Le respect de l'heure d'or nécessite une organisation des soins et une formation du personnel intervenant en préhospitalier (secouristes, secouristes paramédicaux, smur). Il faut en effet :

  • avoir une structure de soins fixe assurant une veille avec un bloc opératoire opérationnel tous les jours en toute heure (voir accueil et traitement des urgences) ;
  • un personnel sachant reconnaître l'urgence absolue, en menant un bilan rigoureux, mobile et pouvant être rapidement sur place ;
  • un moyen d'évacuation rapide et sûr, évitant l'agravation des traumatismes (dans l'idéal un hélicoptère, à défaut par la route).

Lorsque l'urgence absolue est identifiée, il convient de réduire au minimum les gestes effectués avant l'évacuation (c'est la philosophie du scoop and run et du play and run) :

Le rôle de tri de la régulation médicale est primordial afin que la patient arrive directement dans un centre hospitalier disposant du plateau technique et des compétences adaptées au traitement du polytraumatisme.

Une fois arrivé à l'hôpital, les examens doivent se limiter au strict nécessaire (radiographie du rachis, du thorax et du bassin) avant l'opération, sauf si l'on ne sait pas exactement quoi opérer.

Bibliographie

  • E. Trunkey : Scientific american - 1983, 249, 2, 28-35

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