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Initiation à la Prévention

Un article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.

Sommaire

1 La protection des personnes

2 La protection des biens

3 L'intervention des secours
4 Classification des batiments

5 Construction

6 Les mesures de prévention

Textes de prévention

La prévention peut se définir comme la somme des contraintes, imposées aux maîtres d’oeuvre au stade de la conception de leurs projets de construction (habitation, industrie, établissements recevant du public) en vue de limiter les risques de naissance du feu, d’empêcher la propagation d’un éventuel incendie,de permettre aux occupants d’évacuer aisément les locaux sinistrés et de faire en sorte que les secours puissent intervenir dans des conditions optimales.

En d’autres termes, prévoir un risque, c'est penser qu'il pourra exister à un moment donné et prendre un ensemble de mesures destinées à le minimiser au cas où il apparaîtrait.

La protection des personnes

La sécurité des personnes est l'objectif prioritaire. La prévention a pour objectif de mettre les personnes qui ont accès aux locaux (bureaux, salles de spectacles, immeubles, etc.) à l'abri des risques d'accidents liés à l’éclosion d’un incendie.

Le code de la construction et de l'habitation fixe les grands principes qui doivent être respectés pour assurer la sauvegarde des personnes.


Au nombre de 8:

  1. Permettre l'évacuation rapide et en bon ordre de la totalité des occupants et la mise en service rapide des moyens de secours
  2. Comportement au feu des matériaux et éléments de construction appropriés aux risques
  3. Locaux aménagés et isolés entre eux
  4. Sorties et dégagements intérieurs qui y conduisent permettant l'évacuation rapide et sûre des occupants avec un minimum de deux sorties
  5. Éclairage électrique toujours secouru par un éclairage de sécurité
  6. Interdiction d’utiliser ou de stocker des produits dangereux
  7. Équipements techniques présentant des garanties de sécurité et de bon fonctionnement
  8. Établissements dotés de dispositifs d'alarme, d'avertissement, d'un service de surveillance et de moyens de secours appropriés aux risques

L'évacuation

En règle générale, tout établissement, tout bâtiment, tout immeuble doit être conçu, disposé ou construit de façon que l'évacuation des personnes puisse se faire en deux points différents au moins.

Dans les bâtiments à faible densité d'occupation (maison d'habitation par exemple), la sortie supplémentaire peut être constituée par une fenêtre, un balcon, une terrasse accessible au matériel de sauvetage des sapeurs-pompiers (échelles à coulisses pour 2 ou 3 étages au maximum, échelles aériennes jusqu'à 28mètres).


Au delà, il est indispensable de prévoir des escaliers à l'abri des fumées. Il en est ainsi des mesures de sécurité spéciales prévues dans les immeubles de grande hauteur, étant donné les possibilités limitées des sapeurs-pompiers.

Il importe de noter que les ascenseurs ne sont jamais considérés comme moyen d'évacuation pour les raisons suivantes : faible capacité d’évacuation, défauts de fonctionnement fréquents au cours des incendies, envahissement rapide par les fumées.

en IGH les ascenseurs peuvent être utilisés pour l'évacuation ainsi que pour l'évolution des sapeurs-pompiers dans le batiment. Parfois certains IGH sont même équipés d'ascenseurs reservés a l'accès rapide des sapeurs-pompiers.

L'éclairage

Il est obligatoire de disposer d'un éclairage suffisant. Si la question est de peu d'intérêt pour une maison individuelle où les occupants sont peu nombreux et connaissent parfaitement les lieux, elle revêt par contre une très grave importance dans les bâtiments abritant un public nombreux et peu familiarisé avec les lieux comme dans les hôtels, les salles de spectacles, etc.

A ce titre, on doit prévoir un éclairage permanent de tous les escaliers, couloirs dégagements et même parfois un éclairage supplémentaire, dit éclairage de sécurité, appelé à pallier toute défaillance de l'éclairage normal en cas de sinistre.

La protection des biens

Les pertes matérielles dans les locaux sinistrés intéressent les destructions ou détériorations de biens immobiliers, soit par l'action immédiate du feu, soit par ses conséquences directes (écroulements des bâtiments, etc.).

Elle suppose l'application de certaines mesures générales visant:

  1. La construction
  2. Les installations techniques
  3. Le choix des moyens de secours
  4. Des consignes de sécurité

La construction

Lors de la construction, il importe de respecter certains principes généraux :

  • Implantation permettant un accès et une action rapide des sapeurs-pompiers
  • Emploi de matériaux et d'éléments de construction ayant un comportement au feu compatible avec la sécurité
  • Compartimentage et cloisonnement suffisants
  • Disposition judicieuse des locaux, selon leur destination et les risques qu'ils présentent
  • Ventilation efficace

L'implantation

L’implantation des bâtiments doit être prévue de telle sorte que le nombre et la largeur des voies d'accès d'une part, les façades et les baies de pénétration d'autre part, puissent permettre une concentration rapide des moyens de secours et une intervention efficace des sapeurs-pompiers (extinction et sauvetage).

Disposition judicieuse des locaux selon leur destination

Les locaux qui, par leur destination, présentent des dangers d'incendie (produits dangereux, chaufferies, etc.) doivent être de préférence isolés des autres locaux. A cet effet, il importe de ne jamais les placer à proximité de couloirs, de dégagements et en particulier d'escaliers, ascenseurs ou monte-charges.

Une bonne disposition consiste à les placer chaque fois que possible à la partie haute des dégagements.Dans un même esprit, il est conseillé : d'installer la machinerie des ascenseurs à la partie haute des cages ; de construire des dépôts et réserves de marchandises inflammables des grands magasins aux étages supérieurs.

Ventilation - Désenfumage

La ventilation et le désenfumage jouent un rôle essentiel dans la lutte contre l'incendie.La ventilation et le désenfumage permettent:D'éviter l'éclosion des incendies en assurant l'évacuation, au fur et à mesure qu'ils se produisent, des gaz ou vapeurs inflammables émis par certains produits stockés ou utilisés

D'éviter la propagation des incendies en assurant l'évacuation des produits de distillation susceptibles de transporter le feu loin de leur point d'émission ; en donnant aux flammes et aux gaz chauds une orientation bien déterminée afin de les empêcher de gagner les locaux voisins.

D'éviter la panique en permettant l'évacuation des fumées et des gaz susceptibles d'envahir les locaux occupés par des personnes, en empêchant que les dégagements, couloirs et escaliers ne soient rendus impraticables ou même difficilement accessibles par suite de la présence de ces fumées ou gaz chauds De faciliter l'accès des secours

Les installations techniques

Les installations techniques sont diverses et nombreuses : Électriques, de gaz, de chauffage, de ventilation, de climatisation, etc. Elles doivent être installées dans les règles de l’art et régulièrement vérifiées par des organismes agréés oudes techniciens compétents.

Le choix des moyens de secours contre l'incendie

Les moyens de secours contre l'incendie peuvent comporter :

  • Des moyens d'extinction : extincteurs, seaux-pompes, robinets d'incendie armés, colonnes sèches,colonnes humides,surpresseurs, etc.
  • Des installations de détection et d'extinction automatique.Des dispositifs d'alarme et d'avertissement
  • Des dispositifs et aménagements divers : portes et rideaux coupe-feu, cheminées d'appel, trappes de ventilation, etc.
  • Des équipes de sécurité lorsque les risques sont importants ou que les occupants sont nombreux

L'intervention des secours

Il convient alors de prendre également des mesures visant à faciliter l’intervention des sapeurs-pompiers (sauvetages et extinction) et, le cas échéant, des équipes de sécurité propres aux établissements.

On utilise:

  • Des balcons, passerelles, échelles, terrasses, etc. Des balcons, passerelles, échelles, terrasses, etc.

permettant d'accéder aux locaux mal dégagés permettant d'accéder aux locaux mal dégagés

  • Escaliers à l’abri des fumées (ou escaliers encloisonnés) permettant aux sapeurs-pompiers d'accéder directement aux niveaux d'un immeuble sans être incommodés par les flammes, la chaleur et la fumée
  • Des trémies pratiquées dans les planchers pour faciliter l'attaque des feux de sous-sols
  • Des plans d'intervention

Une classification des bâtiments a été imaginée de telle sorte que selon certains critères il soit plus aisé d’appliquer une réglementation spécifique.

Classification des batiments

On distingue les bâtiments d’habitation, les immeubles de grande hauteur (IGH) et les établissements recevant du public (ERP).

Les batiments d'habitation

La réglementation les définit comme tels (y compris les logements-foyers comme les résidences étudiantes)Dès lors que le plancher bas du dernier niveau est situé à moins de 50 mètres au dessus du sol accessible aux engins des sapeurs-pompiers.

Il existe quatre familles de bâtiments auxquelles s’appliquent des règles de construction et d’accès des secours sensiblement différentes.

  • Arrêté du 31 janvier 1986
  • Définissent les règles générales de construction et les mesures de sécurité
  • Classent les bâtiments en fonction de leur hauteur
  • Contiennent les détails des règles particulières applicables à chaque famille

1ere FAMILLE

En Bande : R+0 Maximum

En bande à structures indépendantes : R+ 1 Maximum.

Isolées – Jumelées : R+1 Maximum.

2ème FAMILLE

Plus de 2 niveaux : R + 3 maxi

En bande, Structures liées

3ème FAMILLE

3ème A  : R+7 maxi

3ème B  : Hauteur < 28 mètres

4ème FAMILLE

28 mètres < Hauteur < 50 mètres

Les IGH

Arrêté du 18-10-1977

Article R.122-2.

Constitue un IGH, tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau accessible est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie :

  • À plus de 50 mètres pour les IGH-A.
  • À plus de 28 mètres pour tous les autres types.

Le texte fixe:

  • les règles de sécurité pour la construction
  • les règles particulières en fonction de l’activité*


  • Le classement en fonction de la nature d’activité.

GHA GHO GHR GHS GHU GHW GHZ GHA GHO GHR GHS GHU GHW GHZ

Les ERP

Arrêté du 25 juin 1980

Article R. 123-2

Constituent des ERP tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquelles sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitations, payantes ou non.


Classement en fonction de la nature d’activité :

Les TYPES

L . Salles d'auditions, de conférences, de réunions,de spectacles ou à usage multiple

M . Magasins de vente, Centres Commerciaux

N . Restaurants, Débits de boissons

O . Hôtels, Pensions de famille

P . Salles de danse, Salles de jeux

R . Établissements d'enseignement, Colonies de vacances, Internats, Crèches, Maternelles, Jardins d'enfant, Haltes-garderies,

S . Bibliothèques, Centres de Documentation

T . Salles d'Exposition

U . Établissements Sanitaires

V. Établissements de Culte

W . Administrations, Banques, Bureaux

X . Établissements Sportifs couverts

Y . Musées

J . Structures d'accueil pour personnes âgées et personnes handicapées

PA . Établissements de Plein Air

CTS . Chapiteaux, Tentes et Structures itinérantes ou à implantation prolongées ou fixes

SG . Structures Gonflables

PS . Parcs de stationnement couverts

GA . Gares et aérogares accessibles au public

OA . Hôtels-Restaurants d'Altitude

EF . Établissements Flottants

REF . Refuges de Montagne

Les catégories

Les établissements sont classés en catégories d'après le nombre de personnes qu’ils peuvent recevoir.

1ère catégorie : au-dessus de 1 501 personnes

2ème catégorie : de 701 à 1 500 personnes

3ème catégorie : de 301 à 700 personnes

4ème catégorie : 300 personnes et au-dessous (à l'exception des établissements compris dans la 5ème catégorie)

5ème catégorie : établissements faisant l'objet de l'article R 123-14 dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'exploitation (Seuil d’assujettissement).

Les groupes

En outre, pour l'application du règlement de sécurité, les ERP sont classés en deux groupes :

  • Le premier groupe comprend les établissements de la lère, 2ème, 3ème et 4ème catégories
  • Le deuxième groupe comprend les établissements de 5ème catégorie

Construction


Les sapeurs-pompiers doivent connaître les principales caractéristiques de construction des bâtiments pour appréhender leurs risques propres, savoir lire un plan et dialoguer facilement, sur les lieux d’un sinistre, avec les professionnels du bâtimentet certains services d’urgence (architectes de sécurité, EDF, GDF, etc…).


Dans toutes les constructions on trouve


  • Les éléments de gros-oeuvre : les fondations et les structures (éléments verticaux – fondations et murs - les éléments horizontaux – planchers )les toitures, les gaines et les conduits.
  • Les éléments de second-oeuvre : les menuiseries, les revêtements intérieurs et les peintures.
  • Les équipements techniques : les installations de fluides (eau, gaz), les installations électriques les installations de chauffage, de ventilation, etc.

Les éléments de gros oeuvres


Les fondations

Les fondations constituent la base de toutes les constructions. La configuration du terrain et le type de bâtiment en déterminent la forme et les dimensions.Le terrain et le type du bâtiment déterminent différentes sortes de fondation : les fondations en rigoles ; les fondations sur plateau ; les fondations sur radier général (dalle continue) ; les fondations sur pieux...

Les structures

Les murs

Les murs sont de nature différente selon le type de construction. Dans les bâtiments dits traditionnels on trouve : les murs pignons ; les murs gouttereaux (sous la gouttière) ; les murs de refend (porteurs des planchers) ; les cloisons.

Les planchers

Les planchers, supportant les cloisons et constituant les divers niveaux de la construction, sont les éléments horizontaux. Ils reposent sur les éléments porteurs verticaux. Maçonnés, ils sont maçonnés en pierres ou en briques ; coulés en béton armé sous forme de dalles pleines, dalles nervurées et planchers à caissons, dalles hourdées. A ossature, l'ossature portante -ou solivage -est réalisée soit par des poutres en bois, soit par des poutrelles en acier ou en béton armé (poutrelles préfabriquées) qui constituent le support pour le plancher et le plafond. On distingue les planchers maçonnés ou à ossature:

Les toitures

Les toitures servent à protéger les constructions contre les intempéries et à canaliser les eaux de ruissellement. Il en existe de multiples formes : en appentis, à la mansarde, en croupe, en dents de scie, en coupole, en terrasse...Toutes les toitures ont cependant une structure de support (la charpente) et un revêtement d'étanchéité (tuiles, chaume, ardoise, etc.).

Les charpentes sont des structures de support non maçonnées ou non coulées. Elles peuvent être en bois, en fer, enbéton armé. La plus courante, en construction traditionnelle, est constituée de paires de chevrons successives, solidarisées par des éléments longitudinaux : les pannes. Ces pannes reposent sur desfermes.

Les gaines de circulation et les conduits

Les gaines sont des volumes fermés, généralement accessibles, renfermant un ou plusieurs conduits.

Les conduits sont des volumes fermés servant au passage d'un fluide déterminé, y compris l'électricité. On peut citer, par exemple, les conduits de fumée, les conduits d'aération, etc.

Gaines et conduits traversent les cloisons, les planchers verticalement, comme horizontalement.

Eléments de second-oeuvre


Les éléments de gros oeuvre sont complétés par les équipements et matériaux qui concourent essentiellement au confort des occupants des immeubles. Ces équipements et matériaux constituent les éléments de second oeuvre.


Les revetements intérieurs


Pour finir une construction dans des soucis d'esthétique, de protection du gros oeuvre et d'entretien, on utilise des enduits et des peintures. Les enduits se font par application directe (par exemple les plâtres).

Les revêtements sont des matériaux fixés sur le gros oeuvre (moquettes, carrelages, papiers peints.)


Les menuiseries


Dans un souci d'isolement et de confort, les baies sont obstruées par des éléments de menuiserie : ce sont les portes et les fenêtres en bois, en métal ou en PVC. Il en existe de multiples types.


Les éléments techniques


Installations de fluides


Ce sont les installations sanitaires (distribution de l’eau et évacuation des eaux usées) ou les conduites d’alimentation en gaz.


Installations électriques


Elles comprennent les organes généraux d’alimentation, les circuits d’alimentation et les prises de courant.


Installation de genie climatique


Elles comprennent le chauffage (collectif, distribué à partir d'un point unique de production pour un ou plusieurs immeubles) ; la ventilation (destinée au confort des locaux comme les cuisines et les salles de bains) ; le désenfumage (concernant les locaux ou les dégagements qui doivent être réglementairement désenfumés).


Comportement au feu des éléments de construction


Le comportement au feu des matériaux est apprécié d'après deux critères : la réaction au feu (contribution au feu et au développement de l'incendie) et la résistance au feu (temps pendant lequel les éléments deconstruction peuvent résister au feu).


Pour les Euroclass voir http://dssf.cstb.fr/page/default.asp?main=22


Réaction au feu

La réaction au feu est la détermination de la manière dont les matériaux brûlent. Cette détermination a lieu en laboratoire et donne lieu à une catégorisation des matériaux testés en six classes (M0 à M4 + les matériaux non classés)

M0 :Matériaux incombustibles

M1 :Matériaux combustibles qui se consument sans flamme

M2 : Matériaux inflammables dont la combustion cesse dès la suppression de la source de chaleur

M3 : Matériaux inflammables dont la combustion se poursuit après suppression de la source de chaleur, puis cesse.

M4 : Matériaux inflammables dont la combustion se poursuit jusqu.à destruction totale.

NC : matériaux n’ayant pas subi d’essais en laboratoire ou n’entrant pas dans les catégories précédentes


Adaptation de la Réglementation : en route vers l'abandon de la classification "M"

L’arrêté du 21 novembre 2002 publié au « Journal Officiel » du 31 décembre 2002 met en application le système de classification de réaction au feu des produits de construction défini à l’échelle européenne. Ainsi, les classes A1 à F remplacent M0 à M4, dès lors que le marquage CE du produit concerné entre en vigueur.

Dans l’attente de la spécification technique harmonisée sur laquelle s’appuie le marquage CE du produit, le choix est laissé à l’industriel de faire évaluer par un laboratoire agréé soit le classement M soit l’Euroclasse de son produit. Cet arrêté de transposition définit des règles d’acceptabilité des classes européennes en réponse au exigences de la réglementation française, lesquelles demeurent, dans un premier temps, exprimées en classement ‘‘M’’.

La résistance au feu


La résistance au feu est la détermination du temps pendant lequel les éléments de construction tiennent au feu.On détermine également la résistance au feu des matériaux en laboratoire. Elle comporte deux critères:


Qualitatif


La stabilité au feu ( La stabilité au feu (SF)

Le degré pare-flamme ( flamme (PF)

Le degré coupe feu ( Le degré coupe feu (CF)


Abandon des classements nationaux


L’arrêté du 22 mars 2004 publié au « Journal Officiel » du 1er avril 2004 met en application le système de classification de résistance au feu des produits de construction défini à l’échelle européenne. Ainsi, les classes R, E et I remplacent les Stable au feu (SF), Pare-Flammes (PF) et Coupe-Feu (CF) dès lors que la norme d’essai européenne correspondante est disponible.

Cet arrêté définit par ailleurs des règles d’acceptabilité des classes européennes en réponse aux exigences de la réglementation française, lesquelles demeurent, dans un premier temps, exprimées en classements SF, PF et CF. Le système mis en place repose sur un principe simple : là où une exigence Stable au feu, Pare-flammes ou Coupe-Feu est requise, on autorise l’emploi d’un élément présentant une classe R, E ou I, le degré de performance devant, après conversion en heures et fractions d’heures, être supérieur ou égal au degré Stable au feu, Pare-flammes ou Coupe-Feu exigé. Certains cas particuliers font l’objet d’un traitement spécifique (conduits, clapets, plafonds et portes).

Les performances sont exprimées au moyen de quatre critères principaux de classification dont trois : R (capacité portante), E (étanchéité au feu) et I (Isolation thermique), s’appliquent à la majorité des éléments de construction devant satisfaire à une exigence de résistance au feu, le quatrième : W (rayonnement limité) étant requis dans certains états membres. Ils peuvent être complétés par des critères additionnels M (résistance aux impacts), C (fermeture automatique) et S (étanchéité aux fumées) et par des suffixes apportant des précisions relatives à la configuration d’exposition au feu et au domaine d’application des résultats d’essais.

Exemples :


Un essai d’un mur porteur donne lieu aux résultats suivants :

   − capacité portante : 130 mn,
   − étanchéité au feu : 92 mn,
   − isolation thermique : 46 mn.
       Le mur bénéficie des classements R 120  /  RE 90  /  REI 45



Un essai de mur non porteur (cloison) donne lieu aux résultats suivants :

   − Étanchéité au feu : 121mn,
   − rayonnement limité : 38 mn,
   − isolation thermique : 18 mn.
       La cloison bénéficie des classements E 120  /  EW 30  /  EI 15




Un essai de porte donne lieu aux résultats suivants :

   − étanchéité au feu : 121mn,
   − rayonnement limité : 65 mn,
   − isolation thermique de niveau 2: 46 mn,
   − isolation thermique de niveau 1 : 16 mn.
   De plus, la porte a réussi aux essais d’auto-fermeture et présente un débit de fuite, à température ambiante et à 200°C, inférieur à 20 m3/h.
       La porte bénéficie des classements E 120-CSm  /  EW 60-CSm  /  EI2 45-CSm  /  EI1 15-CSm

Quantitatif

Les degrés de résistance au feu s’expriment en Temps:

1/4 h - 1/2 h - 3/4 h - 1 h - 1 h.1/2 - 2 h - 3 h - 4 h - 6 h.

Les mesures de prévention


Différents moyens sont destinés à être mis en oeuvre par les sapeurs-pompiers en vue de faciliter leur action.Chaque type de bâtiment à des contraintes qui lui sont propres.


Mesures destinées à la protection des personnes


Les dégagements

Tous les établissements doivent être dotés de dégagements suffisants en nombre (issues) et en largeur (mesurées en unités de passage). Ils doivent être libres en permanence et judicieusement répartis dans les locaux.

Tableau des correspondances 25/06/80


Calcul des dégagements :




L'éclairage de sécurité


La présence d’éclairage de sécurité constitue une obligation très importante. En effet, les installations électriques sont protégées par des dispositifs qui mettent les circuits électriques des immeubles ou locaux sinistrés hors tension. Il est donc impératif que demeure un éclairage supplémentaire, l’éclairage de sécurité, appelé à pallier toute défaillance de l’éclairage normal en cas d’incendie.

- B.A.E.S

- B.A.E.H

- ANTI-PANNIQUE


Le désenfumage des locaux

La ventilation joue un rôle essentiel dans la limitation des conséquences des incendies. Elle bénéficie autant à l’évacuation des personnes qu’aux sapeurs-pompiers qui voient leur action facilitée.

Le désenfumage des locaux permet l’évacuation des fumées et des gaz chauds.

Les fumées produites au cours d'un incendie et les gaz dangereux, issus de la combustion, auxquels s'ajoute le manque éventuel d'oxygène, rendent l'ambiance rapidement mortelle.

Ces dangers s'appliquent aux personnes qui se trouvent à proximité du feu initial ou dans les locaux communiquant avec lazone incendiée. Sont concernés tous les occupants des lieux, temporaires ou permanents et les sapeurs-pompiers venus sur place lutter contre l'incendie.

A côté du danger pour les personnes existe un danger pour les biens. En effet les fumées sont un facteur important de propagation de l'incendie, en raison de leur température et de leur composition, qui comprend de nombreux imbrûlés gazeux.

Mesures concernant la construction

L'implantation

L’implantation des bâtiments doit être prévue de telle sorte que le nombre et la largeur des voies d'accès d'une part, les façades et les baies de pénétration d'autre part, puissent permettre une concentration rapide des moyens de secours et une intervention efficace des sapeurs-pompiers (extinction et sauvetage).


Art – CO2 Voie engins - Voie échelles


Voie utilisable par les engins de secours (en abrégé voie engins)

Voie, d'une largeur minimale de 8 mètres, comportant une chaussée répondant aux caractéristiques suivantes, quel que soit le sens de la circulation suivant lequel elle est abordée à partir de la voie publique.

Largeur, bandes réservées au stationnement exclues  :

  • 3 mètres pour une voie dont la largeur exigée est comprise entre 8 et 12 mètres ;
  • 6 mètres pour une voie dont la largeur exigée est égale ou supérieure à 12 mètres.

Toutefois, sur une longueur inférieure à 20 mètres, la largeur de la chaussée peut être réduite à 3 mètres et les accotements supprimés, sauf dans les sections de voies utilisables pour la mise en station des échelles aériennes définies au paragraphe 2 ci-dessous.






Section de voie utilisable pour la mise en station des Section de voie utilisable pour la mise en station des échelles aériennes (en abrégé voie échelle)échelles aériennes (en abrégé voie échelle)

Partie de voie utilisable par les engins de secours dont les car

Partie de voie utilisable par les engins de secours dont les caractéristiques ci-dessus sont complétées et modifiées comme suit

-la longueur minimale est de 10 mètres ;

-la largeur libre minimale de la chaussée est portée à 4 mètres ;

-la pente maximale est ramenée à 10 % ;


--la disposition par rapport à la façade desservie permet aux échela disposition par rapport à la façade desservie permet aux échelles lles aériennes d'atteindre un point d'accès (balcons, coursives, etc.aériennes d'atteindre un point d'accès (balcons, coursives, etc.), à ), à partir duquel les sapeurspartir duquel les sapeurs--pompiers doivent pouvoir atteindre toutes pompiers doivent pouvoir atteindre toutes les baies de cette façade, la distance maximale entre deux pointles baies de cette façade, la distance maximale entre deux points s d'accès ne devant jamais excéder 20 mètres.d'accès ne devant jamais excéder 20 mètres.Si cette section de voie n'est pas sur la voie publique, elle doSi cette section de voie n'est pas sur la voie publique, elle doit lui it lui être raccordée par une voie utilisable par les engins de secoursêtre raccordée par une voie utilisable par les engins de secours..Lorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est poLorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est portée à 10 rtée à 10 mètres, avec une chaussée libre de stationnement de 7 mètres de mètres, avec une chaussée libre de stationnement de 7 mètres de large au large au moins. »moins. »


Baies accessibles.


LES MATÉRIAUX ET ÉLÉMENTS EMPLOYÉS DANS LA CONSTRUCTION

Les bâtiments doivent être construits avec des matériaux présentant des caractéristiques telles que l’incombustibilité ouune faible inflammabilité.Les mesures liées aux caractéristiques des matériaux de construction sont très efficaces pour empêcher l’éclosion ou limiter la propagation d’un sinistre.


Le compartiment et le cloisonnement

Le compartimentage a pour but d'établir entre deux ou plusieurs parties d'un bâtiment, entre deux locaux ou à l'intérieur d'un local de grande étendue, un obstacle tendant à ralentir la propagation du feu ou à s'opposer à la perception de ses manifestations (fumées, gaz chauds, etc.).


Cet obstacle peut être constitué : soit par un espace ne comportant aucun matériau combustible ; soit par des murs, portes, rideaux d'une résistance au feu appropriée. La première solution nécessite naturellement de vastes espaces.On peut l'employer dans des usines, des entrepôts, des expositions en plein air, des hôpitaux, etc.La seconde est beaucoup plus courante. Les qualités exigées de l'obstacle sont alors très variables selon le rôle dévolu a ce dernier.


LA DISPOSITION ET L'ISOLEMENT DES LOCAUX SELON LEURS RISQUES

Les locaux qui, par leur destination, présentent des dangers d'incendie (produits dangereux, chaufferies, etc.) doivent être isolés des autres locaux.A cet effet, il importe de ne jamais les placer à proximité de couloirs, de dégagements et en particulier d'escaliers, ascenseurs ou montes-charges.


Une bonne disposition consiste à les placer chaque fois que possible à la partie haute des dégagements.Dans un même esprit, il est conseillé : d'installer la machinerie des ascenseurs à la partie haute des cages d’escaliers ; de construire des dépôts et réserves de marchandises inflammables des grands magasins aux étages supérieurs.

CO-28. LocauxÀ risques particuliers



MESURES SUR LES INSTALLATIONS TECHNIQUES GAZ

Le gaz est utilisé pour le chauffage et les usages domestiques (cuisine, chauffe-eau).Le gaz provenant des centres de production ou de distribution est acheminé par des conduites souterraines (sous trottoirs ou chaussées).Il est distribué dans les immeubles par des conduites piquées sur la conduite principale.


  • A l’extérieur, le coffret avec le robinet de barrage
  • Sur les paliers, un robinet de barrage par appartement
  • A l’intérieur des appartements, le compteur et les appareils d’utilisationDans les régions qui ne sont pas alimentées au gaz dit de ville , il existe des installations de gaz liquéfiés (butane ou propane) stockés dans un ou plusieurs réservoirs, généralement installés à l’extérieur.Les locaux sont desservis par une canalisation, avec détendeur, barrage extérieur et contre-barrage intérieur.


COMBUSTIBLES LIQUIDES

De très nombreux liquides de nature extrêmement diverses sont utilisés dans l’industrie ou la vie domestique.Les liquides inflammables, présentent des dangers d’incendie ou d’explosion en raison du caractère particulier qu’ils ont de prendre feu à partir de certaines températures.


En raison des dangers d’explosion, souvent importants, que présentent ces liquides, de sérieuses précautions de sécurité doivent être prises pour leur stockage et leur utilisation. De ce fait, ils sont soumis à une réglementation particulière.La réglementation interdit le stockage de ces liquides inflammables dans les caves, sous-sols, combles, sur les balcons et les terrasses.

-Le stockage de produits pétroliers peut être :Non enterré (en plein air, dans un bâtiment)Enterré (en fosse, enfoui)-Le bâtiment servant au stockage peut être :Exclusivement réservé à celui-cià usage individuelà usage collectif



CHAUFFAGE

La chaleur est produite dans un local appelé chaufferie.Elle est distribuée dans les pièces par l’intermédiaire d’un fluide.Ce système appelé chauffage central utilise le plus souvent de l’eau chaude comme fluide. Il comprend:Une chaudière fonctionnant au fuel ou au gaz (parfois encore au charbon)Une pompe et des tuyauteries formant un circuit aller et retourDes radiateurs

Dans les grands ensembles, une chaufferie unique peut alimenter plusieurs immeubles.Le système peut être étendu à toute une ville. La chaleur est alors produite dans de grandes usines thermiques et distribuée ensuite à distance sous forme de vapeur : c’est le chauffage urbain. c’est le chauffage urbain.


VENTILATION

Les installations de ventilation proprement dites, comprennent généralement un réseau de gaines destinées à amener directement de l’extérieur l’air frais nécessaire au renouvellement de l’atmosphère des locaux.Dans les petites installations, il n’y a pas de ventilateur et le système fonctionne normalement par le jeu de la ventilation naturelle.


Les installations de ventilation mettent en communication tous les locaux par un jeu de gaines.Elles peuvent donc, dans certains cas, et notamment au cours des incendies contribuer à la diffusion des fumées si leurs structures et leurs orifices d’entrée sont mal protégés. Par ailleurs, il est à noter qu’à l’exception de certains types de bâtiments (IGH et ERP) les gaines sont rarement aptes àrésister longtemps à une élévation importante de la température.


DÉTECTION D’INCENDIE

La détectionpermet de connaître automatiquement et précisément le lieu où un feu prend naissance.Une installation de détection automatique d'incendie doit avoir trois qualités fondamentales :Rapidité - Fiabilité - Crédibilité.


ASCENSEURS ET MONTES-CHARGES

Ils doivent être conformes aux normes et accessibles par un autre moyen que l'appareil lui-même. La machinerie est obligatoirement ventilée sur l'extérieur.


MOYENS DE SECOURS CONTRE L’INCENDIE - EXTINCTION

Il existe de nombreux moyens d’extinction automatiques ou manuels. On distingue :Les extincteurs mobilesLes Robinets d’Incendie Armés (RIA)Les colonnes sèches et les colonnes humides


DETECTION

Il existe différents types de détecteurs. On en distingue deux grandes catégories : les détecteurs de gaz de combustion etde fumée ; les détecteurs thermiques.


ALARME -ALERTE

Alarme restreinte : signal sonore et/ou visuel ayant pour but de prévenir soit le poste de sécurité incendie de l'établissement, soit la direction ou le gardien, soit le personnel désigné à cet effet de la naissance d'un feu et de sa localisation.

Alarme générale : signal sonore ayant pour but de prévenir les occupants d'avoir à évacuer les lieux. Ce signal peut être complété dans certains cas par un signal visuel.Alerte : action de demander l'intervention des sapeurs-pompiers.


EQUIPES DE SÉCURITÉ & ASCENSEURS PRIORITAIRES

Lorsque les risques sont importants ou que les occupants sont nombreux, les moyens de secours de l’établissement peuvent être mis en oeuvre par les équipes de sécurité de l'établissement.Les ascenseurs prioritaires se trouvent dans certaines catégories d’établissements ou d’habitations. Ils sont dotés d’un dispositif de rappel réservé aux sapeurs-pompiers qui leur permet de les ramener et de les bloquer aurez-de-chaussée prioritairement sur toute manoeuvre (montée ou descente) en cours.



CONSIGNES DE SÉCURITÉ

Les consignes de sécurité sont obligatoirement affichées dans les ERP à des endroits bien visibles (exemple : chambres d’hôtel) et indiquent aux occupants les conduites à tenir en casd’incendie.



LECTURE DE PLAN

Pour assurer au mieux la sécurité du public, rendue plus aléatoire par les risques que lui font courir le mode d'occupation de certains locaux et les dangers présentés par certains équipements, et pour permettre aux secours d'intervenir avec le maximum d'efficacité (connaissance des lieux, connaissance des produits et équipements existants sur le lieu du sinistre ... ), il est nécessaire que les personnels d'intervention aient en leur possession tous les éléments de nature à faciliter leur intervention.C'est dans ce but qu’il est prescrit aux propriétaires ou responsables d'immeubles d'apposer dans les halls d'entrée, de préférence à proximité des escaliers, ascenseurs ou tout autre endroit où ils pourront êtrevus, les plans d’évacuation et d’intervention.



Les plans doivent indiquer l'emplacement des équipements ci-dessous :..Cloisonnements principaux et cheminements des sous-sols..Commande générale de gaz..Chaufferie et éventuellement dépôts de liquides inflammables..Cabines haute tension et transformateur..Raccordements à l'égout, tampons hermétiques et soupiraux..Machineries de monte-charges et d'ascenseur..Groupes de ventilation ou de climatisation (lorsqu'il y en a)..Réceptacle du vide-ordures (lorsqu'il en existe un)..Contre-barrages généraux et partiels d'alimentation en eau



En outre, pour permettre l'évacuation des immeubles, les plans doivent mentionner les dégagements, voies intérieures ou cours conduisant aux issues. Leur accès devra constamment être tenu libre et leur ouverture devra pouvoir être immédiate (au moyen de crémones, clés sous verre dormant).En outre, il doit être apposé dans les mêmes lieux une plaque ou une affiche indiquant:les consignes générales à observer par les occupants en cas d'incendiel'emplacement de la caserne de sapeurs-pompiers la plus proche avec le numéro 18. Ces plans et affiches doivent être maintenus en parfait état de conservation.



Signes conventionnels.

Bibliographie

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