Insuffisance Respiratoire ChroniqueUn article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.L'insuffisance respiratoire chronique, ou IRC1, est la conséquence de maladies ou d'opérations pulmonaires qui ont « amputé » une partie importante des surfaces d'échange respiratoires : obstruction bronchique par cancer, infections, maladies respiratoires, tabac... L'une des causes les plus fréquentes d'IRC est la Broncopathie Chronique Obstructive (BPCO), syndrôme qui concerne les gros fumeurs à partir de 50 ans, et c'est souvent sous cette forme que les secouristes rencontrent l'IRC. L'insuffisant respiratoire chronique a donc un nombre limité d'alvéoles pulmonaires fonctionnelles ; il vit en permanence avec des taux sanguins d'oxygène très bas, et certains malades nécessitent même un apport supplémentaire d'O2 à domicile, de façon intermittente ou permanente (bouteilles, extracteur d'oxygène). Cet équilibre respiratoire précaire peut se rompre facilement : toute cause limitant l'apport d'oxygène (traumatisme, infection, intoxication, maladie respiratoire ou cardiaque...) ou tout besoin excessif de l'organisme (effort, fièvre, émotion...) peut précipiter la survenue d'une véritable détresse respiratoire. Cette «décompensation respiratoire» d'un malade déjà en dette d'oxygène est donc plus grave et d'évolution plus rapide que chez tout autre victime soumis à la même cause. On parle alors d'une « insuffisance respiratoire aiguë chez un chronique ».
[modifier] Bilan
[modifier] Matériel à préparer
[modifier] Conduite à tenir
Inhalation d'O2: Si absence de détresse vitale: débit d'origine. Si détresse vitale, notamment respiratoire: O2 = 15l / mn [modifier] A savoirOn meurt de dette en oxygène, jamais du contraire. On entend dire souvent qu'« il ne faut pas donner plus de 3 litres d'oxygène par minute à un insuffisant respiratoire chronique car il risque de ne pas le supporter. » Cette phrase n'est vraie qu'en dehors d'une phase de décompensation : très sensibles à l'oxygène, les centres nerveux de ce type de malade réagissent parfois à l'augmentation brutale et non motivée du taux d'oxygène sanguin en diminuant la fréquence respiratoire jusqu'à l'arrêter ; c'est ce que l'on appelle l'effet paradoxal de l'oxygène qui va jusqu'à endormir le malade. Lors d'une insuffisance respiratoire aiguë, le manque en oxygène est tel qu'il ne faut pas craindre chez ce type de victime un effet paradoxal, mais délivrer, au contraire, de forts débits pour lutter contre la mauvaise qualité des échanges gazeux de ses poumons. Par contre, en l'absence de détresse respiratoire, l'oxygénothérapie ne s'impose pas ; dans ce cas, mieux vaut rester prudent et ne pas délivrer d'oxygène, ou, après avis médical, à faible débit (selon le débit utilisé à domicile, par exemple). Par ailleurs, il faut attirer l'attention des secouristes sur un phénomène qu'ils ignorent souvent: le collapsus de reventilation. Lors de l'administration d'oxygène à une victime qui a naturellement un appareil respiratoire déficient, on peut en effet provoquer une brutale vaso-dilatation des vaisseaux pulmonaires, ce qui entraîne une baisse soudaine de la tension et peut, dans le pire des cas, provoquer un arrêt cardio-ventilatoire; cela ne doit certes pas empêcher les secouristes d'administrer de l'oxygène comme prescrit ci-dessus, toutefois il est opportun de s'assurer lors du traitement de ce type de détresse, dans un contexte d'IRC, que l'ensemble du matériel de réanimation est immédiatement disponible. [modifier] Notes1. « IRC » désigne selon le contexte l'« insuffisance respiratoire chronique » (la maladie) ou l'« insuffisant respiratoire chronique » (le malade) [modifier] Liens externes
Merci à : Sorlock83 pour ce dossier Outils personels |