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Les systèmes de secours européens

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On se propose ici de donner quelques éléments sur la compréhension du système de secours sanitaire européens.



Italie :


Les Sapeurs-Pompiers :

Les SP (Vigili Del Fuoco) n'assurent pas le secours à personnes. Ils jouent par contre un rôle clé dans celui-ci : feux, manoeuvres de force de la désincarcération, etc.

Les hommes :

Les officiers sont recrutés principalement sur titres (niveau +5), ou peuvent monter en interne sous conditions de diplôme. Les filières les plus recrutées dans l'ordre décroissant : génie civil/hygiène sécurité/génie chimique/mécanique/autres filières. Le recrutement chez les SP est une possibilité de reclassement pour les anciens militaires en fin de contrat.

Les hommes du rang peuvent être des professionnels recrutés à tous les niveaux (filière générale ou spécialistes comme des plombiers, de cuisiniers ...) , sachant que les annonces officielles de ce qui donne des points pour les concours sont publiques, et que ce barème est revu en fonction des besoins annuels. Comme en France, il existe un concours externe, et un interne pour les anciens SPV. Globalement, pas d'idée de la proportion SPV/SPP à l'échelle nationale.

Le personnel médical des sapeurs-pompiers est présent a priori exclusivement pour le suivi du personnel (pas de secours d'urgence).

Le matériel : Les camions : En général les moyesn italiens sont sur une base IVECO. Sinon pour le reste des équipements, on assiste à une homogénéisation des équipements de protection individuels, grâce à une harmonisation européenne.

Les associations de secourisme :

La grande règle, c'est que la règle absolue en Italie n'existe que peu ou prou. Les disparités régionales dans l'organisation sont grandes. Les associations de secourisme assurent quasiment toute la couverture sanitaire urgente préhospitalière du pays, en collaboration avec l'Etat et les regions. Par ailleurs, le transport sanitaire (médicalisé ou non) est aussi principalement assuré par les associations, sauf les transports spéciaux (par hélicoptère par exemple). Comme ici, les postes de secours sont aussi assurés par les associations. De plus, les associations sont pléthores, il y a des croix de toutes les couleurs, voire il y a un mouvement à la confession affichée (misericordia).

Les hommes :

Les médecins sont payés à la vacation ou employés par le 118 l'équivalent du 15. Ces dernières années, il est en train de se mettre en place une sélection. Les étudiants de médecine peuvent choisir en partie leurs UV, mais ceux qui pourront monter dans une ambulance devront avoir validé au minimum durant leur études un thème "urgences médico-chirurgicales".

Les infirmiers sont relativement peu présents en dehors de l'hôpital. Certaines régions (en particulier en Italie du Nord) on commencé à mettre en place des infirmiers protocolés dans les ambulances de prompt-secours, mais ce n'est pas encore la norme partout. On retiendra qu'il n'existe pas à la date de rédaction de ce document de formations d'IADE.

Les secouristes sont en général bénévoles. Seuls quelques uns sont professionnels dans les grandes villes, à la condition que l'association ait assez d'argent pour les payer. Il n'y a pas de consensus national sur les programmes, ni GNR. Chaque grande association fait son programme, sachant que dans la pratique les différences sont très minimes. Les secouristes italiens sont formés au BLS (équivalent AFPS) ils peuvent alors être chauffeurs de VSL comme ici. La formation de secourisme en équipe dure environ une cinquantaine d'heures, avec grosso modo le contenu du CFAPSE. On est alors soccoritore di secondo grado, c'est à dire équipier secouriste, et on peut prendre de l'équivalent VSAV. Des formations complémentaires à cette formation de base (prise en charge des personnes agés ou des malades chroniques; préparation de matériel médical, utilisation d'équipements électroniques types ECG, saturomètre; sorties des victimes de véhicules) sont rajoutées ensuite, dues

  1. à l'activité de transport sanitaire non-urgent
  2. au fait que les infirmiers sont encore trop rares à bord des ambulances de réanimation,
  3. au fait que localement, la sorties des véhicules peut être réalisée par les associatifs, les sapeurs-pompiers se chargeant de la découpe/extinction, etc..

La formation à la fin est longue pour être tout à fait opérationnel (il faut compter au moins 60 heures de plus, avec grand rôle du médecin comme formateur sur le tas ...).


Le matériel :

La matériel secouriste et les ambulances sont payés par :

  1. l'activité de transport sanitaire, facturée à la Sécurité Sociale
  2. les postes de secours
  3. les dons (il est courant de voir le nom d'une personne sur une ambulance : "Don de untel" ... )
  4. les communes
  5. souvent les bénéfices d'un service de pompes funèbres mis en place pour sa rentabilité, l'activité de secours d'urgence étant de toute façon déficitaire
  6. des taxes réduites sur les carburants, mais çà permet juste de faire des économies, çà ne paye rien

Le matériel et consommables médicaux sont principalement payés par le 118 (moniteur multi-paramétrique, respirateur, pousse-seringues, médicaments etc.) . Les moyens variant d'une association à l'autre, il peut y avoir quelques bizarreries dans les ambulances.

Le fonctionnement :

Déclenchés par le 118, qui comme chez nous a un rôle de réception et régulation des appels. En fonction de la gravité de l'appel, la régulation émets en même temps que l'adresse un code (de couleur ou chiffré), qui est lié à la promptitude d'intervention voulue par la régulation. 5 échelons : l'ambulance de réanimation, l'equivalent VSAV + infirmier (encore rare), l'equivalent VSAV, l'ambulance de transport et la VL.

La VL est conduite par un seul secouriste. Une ambulance de transport est armée au minimum par 2 secouristes titulaires de l'équivalent du CFAPSE. L'équivalent du VSAV est en général armé par 4 secouristes dont le chauffeur, qui au passage reçoit aussi une formation supplémentaire. Dans les régions le pratiquant (par exemple la Lombardie et le Piémont), la sortie de l'infirmier peut se faire soit avec une VL, soit directement avec l'équivalent VSAV. L'ambulance de réanimation est armée au minimum par 3 secouristes et un médecin, dans les régions en diposant un infirmier remplace un secouriste. On remarquera que certaines régions sont en train de mettre en place des VL infirmiers parce qu'elles ont les moyens, d'autres en sont réduites à ne mettre que 2 secouristes pour du VSAV (sur Milan par exemple ...).


Ce qui change par rapport à la France :

  • beaucoup de retraités ! Les vieux là-bas mettent un point d'honneur à être actifs, et vu qu'il n'y pas d'argent, il faut bien des gens qui partent pendant la journée. Donc beaucoup de jeunes retraités sont chauffeurs .
  • en ville, beaucoup d'étudiants donnent de leur temps
  • l'accent est moins mis sur les relevage en nombre : la cuiller est très utilisée.
  • le coquille est très peu utilisé : la préférence est plutôt pour la planche et ce qui y est associé
  • l'utilisation de canules de Guedel n'a jamais cessé
  • la subluxation de la mandibule est la norme pour la Libération des voies aériennes sur une victime de traumatisme
  • les disparités régionales sont énormes : certains endroits sont riches, d'autres ....
  • les formations sont hétérogénes : les formations du genre PHTLS, BTLS, ATLS sont progressivement mises en place. L'Etat ne vérifiant pas les formations, chaque association recherche l'efficacité avant tout (et le prix aussi ) et fait passer ce qu'elle veut.
  • la sirène. Ca donne çà http://www.codice-3.org/an_francoise.html



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