Partie 2 - Sécurité et alerte (GNR FPSE 1)Un article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.[modifier] LA SECURITE
[modifier] Etre doté d’un équipement de protection individuel adapté à la mission confiée.Simple, léger et efficace, l’équipement individuel doit participer à la protection du secouriste. Il comprend en fonction des missions :
[modifier] Prendre les mesures de protection nécessaires pour éviter la transmission des infections.Le secouriste est amené à prendre en charge des personnes qui sont atteintes d’infections. Ces infections peuvent se transmettre au secouriste et par son intermédiaire à son entourage (co-équipier, famille…) ou à d’autres victimes. Pour limiter ce risque, il est indispensable que le secouriste utilise des mesures de protection. Ces mesures de protection sont destinées à :
[modifier] 2.1 La protection contre la contaminationAfin de comprendre comment les mesures de protection peuvent diminuer les risques de contamination du secouriste, il est nécessaire de connaître les modes de pénétration d’un germe dans l’organisme pour l’envahir. C’est ce que l’on appelle le mécanisme de transmission. La transmission d’un germe d’une personne à une autre peut se faire :
L’objectif des techniques de protection utilisables par le secouriste est d’interrompre ce mécanisme de transmission et de diminuer les risques que le secouriste a d’entrer en contact avec les germes dangereux. Pour être efficaces, il est indispensable que ces techniques soient utilisées par le secouriste chaque fois qu’il prend en charge une victime. En effet il est impossible de dire si une personne, même apparemment saine, est porteuse ou non d’une maladie infectieuse. Les mesures de protection de base sont les suivantes :
Le lavage des mains est un moyen simple et efficace pour diminuer la contamination (fig. 3.1). Le secouriste doit se laver les mains avec de l’eau et du savon systématiquement le plus tôt possible après contact avec une victime même s’il a porté des gants de protection à usage unique. (technique 3.1) En l’absence d’eau courante le secouriste utilisera une solution antiseptique ou un gel hydroalcoolique d’efficacité identique (technique 3.2). Cette désinfection des mains ne doit pas dispenser le lavage à l’eau et au savon le plus tôt possible après la prise en charge de la victime.
La protection des mains du secouriste par des gants à usage unique (fig. 3.2) est indispensable lorsqu’il existe le moindre risque d’exposition au sang ou à un autre liquide biologique comme la salive, l’urine et les selles. Les gants à usage unique en latex ou en vinyle fournissent une protection tout à fait efficace. Attention, si les gants à usage unique permettent d’assurer des soins à une victime, ils ne sont pas suffisamment solides pour être utilisés pour le nettoyage des véhicules et ne mettent pas le secouriste à l’abri en cas de une déchirure par un éclat de verre ou de métal. Les gants souillés doivent être changés dès que possible en particulier si le secouriste doit s’occuper d’une seconde victime. Le retrait des gants nécessite des précautions particulières pour éviter de se contaminer avec les germes dont les gants sont sensés nous protéger (technique 3.3). Une fois retirés, les gants doivent être considérés comme du matériel contaminé et traités comme tels. L’absence de gants ne doit en aucun cas retarder l’exécution d’un geste vital comme l’arrêt d’une hémorragie externe.
La protection contre les projections est assurée en utilisant :
Cette protection et le choix du moyen peuvent être envisagés :
Attention, les masques de protection respiratoire, décrit ici, n’assurent aucune protection contre les agents chimiques. La protection contre les objets contaminés par du sang ou d’autres liquides biologiques
Figure 3.7. Recueil des déchets d’activité de soins et à risque infectieux (DASRI)
En présence d’objets piquants ou tranchants, tels que les aiguilles ou les lames de bistouris, le secouriste doit veiller absolument à ne pas se blesser (piqûres ou coupures) surtout si l’aiguille ou la lame sont souillées. En aucun cas, il ne doit essayer de remettre ces objets dans leur emballage de protection d’origine. Des conteneurs spéciaux sont prévus pour recueillir ces objets piquants ou tranchants contaminés (OPTC) (fig. 3.7 a). Les déchets non piquants contaminés (compresses, gants…) sont mis dans un autre conteneur appelé sac de déchets d’activités de soins (fig. 3.7 b). Les déchets souillés sont recueillis et détruits par des organismes spécialisés. En cas d’accident (piqûre, coupure avec un objet souillé ou projection dans l’oeil), le secouriste doit désinfecter la plaie et immédiatement prévenir son responsable, équipier, chef d’équipe ou autre pour mettre en oeuvre une procédure particulière de prise en charge des accidents d’exposition au sang.
Même si le risque de transmission par la salive est très faible, le secouriste évitera d’utiliser une méthode orale directe de ventilation (bouche-à-bouche, bouche-à-nez…) s’il dispose d’un moyen de ventilation (insufflateur manuel, un masque de poche, écran facial).
[modifier] 2.2 La vaccinationSi le secouriste est contaminé par un agent infectieux, il ne développera pas obligatoirement la maladie notamment si son organisme est immunisé ou résistant à cet agent. Un des moyens d’acquérir cette résistance est la vaccination. La vaccination consiste à injecter dans l’organisme tout ou partie de l’agent infectieux tué ou atténué et permettre ainsi à son propre système immunitaire de développer une résistance spécifique. Comme cette résistance peut s’atténuer avec le temps, il est nécessaire, pour certains vaccins, de renouveler la vaccination à intervalle régulier, c’est le rappel. Un certain nombre de vaccination est recommandé pour le secouriste. Le service médical de l’organisme d’emploi du secouriste est chargé de définir les vaccinations nécessaires. Il n’existe pas de vaccination pour chaque germe existant, c’est pourquoi les méthodes de protection décrites ci-dessus sont indispensables. [modifier] Intervenir tout en assurant sa sécurité, celle de la victime et des témoins éventuels.Quand le secouriste arrive sur les lieux de sa mission, il doit, avant de s’approcher de la ou des victime(s), rechercher les risques ou les dangers qui peuvent menacer sa vie, celle de la victime et des témoins. Ses risques peuvent être :
[modifier] 3.1 Règles générales[modifier] 1- Reconnaître les dangersEffectuer une approche prudente de la zone de l’accident. Se renseigner éventuellement auprès de témoins. En restant à distance de la victime, regarder tout autour d’elle pour :
[modifier] 2- ProtégerQuand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les dangers environnants pour protéger le secouriste, la victime et les autres personnes, notamment du suraccident. Délimiter clairement, largement et visiblement la zone de danger et empêcher toute intrusion dans cette zone.
[modifier] 3.2 Cas particuliers[modifier] 1- Protection d’un accident de la routeSi le secouriste est en voiture (ex : secouriste témoin de l’accident) Il allume ses feux de détresse dès qu’il découvre l’accident et ralentit. Il gare son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt d’urgence (si elle existe). Enfin, il veille à faire descendre immédiatement tous les occupants de son véhicule et les met en sécurité sur le bas-côté, derrière les glissières de sécurité (si elles existent). Dans tous les cas, le secouriste doit : baliser ou faire baliser de part et d’autre de l’accident entre 150 et 200 m, pour éviter tout sur-accident (triangle de pré-signalisation, lampe électrique, linge blanc, feux de détresse du véhicule), avec l’aide de témoins éventuels (fig. 3.7),
[modifier] 2- Protection d’un accident électriqueLe danger électrique peut être présent dans de nombreuses circonstances, aussi bien à domicile (ex. : courant domestique) que sur un site industriel (ex. : courant haute tension) ou dans la nature (lignes électriques, foudre).
NB : les matériaux, tel que le bois humide ou les vêtements, ne procurent aucune protection contre le courant électrique.
[modifier] 3- Protection contre l’incendieTout incendie crée une atmosphère dangereuse du fait de la chaleur, du manque d’oxygène et de la présence de fumées toxiques. Il peut être générateur de brûlures et d’intoxications graves. Pour faire face à ce risque, le secouriste doit être capable :
Eviter un départ de feu et limiter son extension Pour être allumé et être entretenu, un feu a besoin :
Pour limiter l’incendie ou l’extension d’un feu, le secouriste doit :
Devant un incendie, le secouriste doit :
Pour se protéger lors de l’évacuation, le secouriste peut utiliser ses vêtements pour se couvrir le visage et les mains. Le secouriste, sauf s’il est qualifié et équipé, ne pénétrera pas dans un local en feu. Si le local est enfumé et non ventilé : le secouriste est autorisé à pénétrer pour dégager une victime visible en retenant sa respiration uniquement si la durée envisagée de la manoeuvre n’excède pas 30 secondes. Au delà de 30 secondes, il met sa vie en péril car il sera obligé de reprendre sa respiration dans la fumée. Ne pas pénétrer dans un local où une fuite de gaz est suspectée, rester à distance, empêcher l’accès et ne pas provoquer d’étincelles (interrupteurs, sonnerie, lampe de poche). Réagir devant une victime dont les vêtements sont en feu Devant une victime dont les vêtements sont en feu, le secouriste doit :
NB : en milieu professionnel, on pourra utiliser un extincteur approprié (de couleur verte).
[modifier] 4- Libération de substances dangereusesLe secouriste peut se trouver en présence de substances dangereuses ou à une fuite de produit toxique. Cette fuite est le plus souvent rencontrée :
La présence d’une odeur particulière ou de fumée sont les premiers signes de cette libération. Dans cette situation, le secouriste doit :
Cas particulier : libération de monoxyde de carbone (CO) Dans un endroit fermé, où plusieurs personnes présentent des signes communs de malaises avec céphalées et vomissements, le secouriste doit suspecter une intoxication par libération de CO. Dans cette situation, le secouriste doit :
[modifier] 5- Objets tranchants et piquantsIl est fréquent de rencontrer des objets tranchants ou piquants sur une intervention : débris de verre, métal tranchant, aiguille non protégée… Le secouriste doit veiller à ne pas se blesser ou à ne pas blesser accidentellement la victime ou les témoins. Les gants à usage unique protègent le secouriste d’une contamination par du sang mais nullement du risque de plaie par un objet tranchant ou piquant. Il doit déposer les objets tranchants ou piquants dans les boites de recueil des déchets d’activité de soins (fig. 3.7-a). Devant des débris de verre ou autres objets tranchants, le secouriste doit mettre par dessus les gants à usage unique, des gants épais de manutention.
[modifier] 6- Les opérations particulières de sauvetageCertaines situations nécessitent des opérations de sauvetage particulières : sauvetage en eau, en montagne, en espace confiné, lors d’attentat terroriste, accident entraînant de nombreuses victimes. S’il est seul, le secouriste commencera par donner une alerte la plus précise possible pour permettre un engagement des secours adaptés avant de s’engager dans la mesure de ses moyens. Le secouriste ne doit en aucun cas s’exposer sans encadrement, équipement et formation spécifiques. [modifier] Dégager en urgence une victime de la zone de danger en toute sécurité.En règle générale, le secouriste ne déplace pas une victime en l’absence des secours. Il réalise les gestes d’urgence sur place. Cependant, devant l’impossibilité de supprimer un danger vital, réel qui menace immédiatement une victime, et si la victime est incapable de se soustraire elle-même à ce danger, le secouriste doit déplacer en urgence la victime pour assurer sa sécurité. Situations qui nécessitent un dégagement en urgence de la victime :
Pour réaliser un dégagement d’urgence, le secouriste doit respecter les principes suivants :
[modifier] Assurer la protection de la victime et celle de son entourage en cas d’alerte à la population.[modifier] 5.1 La sirèneLa sirène diffuse un signal prolongé, modulé montant et descendant. II est émis trois fois une minute, les signaux sont séparés par un intervalle de cinq secondes (fig. 3.9). Figure 3.9. Signal d’alerte (sirène)
Ce signal a été volontairement prolongé trois fois une minute pour qu’il ne soit pas confondu avec les signaux d’appel, en particulier des sapeurs-pompiers, ou beaucoup plus brefs qui annonce un danger imminent (nuage toxique, tornade, etc.). Il faut immédiatement:
S’assurer que l’entourage a reçu et exécute ces consignes (des consignes complémentaires peuvent être données par haut-parleur). Lorsque le danger est écarté, la sirène diffuse un signal sonore continu de 30 secondes (fig. 3.10).
[modifier] 5.2 Alertes particulièresLorsqu’il existe des risques particuliers (chimique, radioactif, etc.), des systèmes d’alerte adaptés existent pour prévenir les populations concernées. La diffusion préventive des consignes à suivre en cas d’alerte est réalisée directement auprès de cette population.
[modifier] L'arbre de décisionTableau 3.1. La sécurité
[modifier] Réaliser les techniques suivantes :
[modifier] Le lavage des mains à l’eau et au savonTechnique 3.1 Indications Cette opération doit être réalisée :
Le lavage simple des mains élimine les souillures, réduit la flore transitoire (bactéries, virus, champignons…) et diminue le risque de transmission de maladies.
Les mains doivent être propres et sèches à l’issue de la procédure avant de mettre les gants de soins à usage unique.
[modifier] la friction des mains avec un soluté hydro-alcoolique,Technique 3.2 Indications Une bonne hygiène des mains est essentielle pour la prévention des infections et de la transmission des micro-organismes. Cette opération doit être réalisée :
L'utilisation de cette méthode de désinfection des mains ne dispense pas du port de gants.
La friction des mains avec une solution hydro-alcoolique pour objectif de prévenir la transmission des maladies infectieuses par les mains. Le secouriste s’il n’a pas accès à l’eau en intervention, doit pouvoir réaliser une friction des mains en utilisant une solution hydro-alcoolique dont l’efficacité est au moins égale au lavage des mains avec de l’eau et du savon.
Produit hydro-alcoolique pour traitement hygiénique des mains par friction présenté dans différents conditionnements, soit sous forme de gels, soit sous forme de liquides :
Ces solutions employées sans eau peuvent assécher la peau et dégager des odeurs susceptibles de déplaire à certains utilisateurs.
Les mains doivent être sèches à l’issue de la procédure avant de mettre les gants de soins à usage unique. Ceux-ci ne doivent pas être poudrés (talc). Pour être efficace, la quantité de solution utilisée doit être suffisante pour recouvrir la totalité de la surface des mains. Le lavage simple des mains s’impose après 3 à 5 utilisations.
[modifier] le retrait des gants à usage unique,Technique 3.3 Indications Cette technique doit être réalisée par le secouriste lors de chaque retrait des gants à usage unique.
Destinés à protéger le secouriste de germes dangereux, les gants à usage unique peuvent contaminer les mains du secouriste au moment de leur retrait ou contaminer une autre personne (retrait violent du gant). La technique de retrait des gants à usage unique a pour but d’éviter cette contamination.
Une paire de gants à usage unique, non talquée et si possible hypoallergénique.
Même si elle est correctement réalisée, la méthode de retrait des gants à usage unique sera complétée par le lavage des mains du secouriste.
Afin d’éviter de se contaminer, en aucun cas la peau des mains du secouriste ne doit entrer en contact avec la face souillée des gants à usage unique.
[modifier] les dégagements d’urgence d’une victime.Technique 3.3 Indications Le dégagement d’urgence d’une victime est réalisé par le secouriste pour :
Le dégagement d’urgence est destiné à déplacer de quelques mètres ou plus en quelques secondes la victime jusqu’à un lieu sûr et permettre au secouriste de réaliser, en toute sécurité, l’examen, les gestes de secours d’urgence et la surveillance de la victime.
Plusieurs techniques permettent de dégager une victime en urgence.
Traction par les poignets
Dégager le jeune enfant ou le nourrisson en le portant dans les bras :
Traction sur le sol par « équipier-relais » : Cette technique, exceptionnelle, permet de tirer une victime gisant sous un obstacle, et accessible par la tête ou par les pieds si on peut se glisser jusqu’à elle. Elle nécessite la hauteur suffisante pour qu’un équipier puisse se glisser sous l’obstacle. Avant tout, calage du véhicule ou de l’obstacle sera réalisé ou vérifié. Cet équipier (le « relais ») muni de vêtements épais et de gants, rampe sous l’obstacle et aborde la victime : Soit par les pieds : il saisit la victime au niveau des chevilles. (fig. 3.21 a et b)
Un ou deux autres secouristes saisissent les chevilles du secouriste relais ; lorsque ce dernier dit « tirez », l’ensemble équipier–relais + victime est tiré de dessous l’obstacle (fig. 3.23).
Risques Les techniques de dégagements d’urgence sont susceptibles d’aggraver les lésions de la victime notamment de la colonne vertébrale mais permettent de soustraire une victime à une mort quasi certaine.
La victime doit se trouver en quelques secondes hors de danger, en zone sûre.
[modifier] L’ALERTE
Objectifs [modifier] Connaître le rôle des centres de réception et de traitement de l’alerte et du centre 15.
[modifier] 1.1 Le centre de traitement de l’alerte des sapeurs pompiersLe(s) centre(s) de traitement de l'alerte dénommé(s) (CTA) sont des structures chargées de la réception, de la transmission, de la centralisation et du traitement de l'alerte et ils sont dotés du numéro d'appel téléphonique d'urgence : le 18. Les appels sont reçus par un stationnaire qui localise et analyse la demande et déclenche les moyens appropriés du SDIS. Si nécessaire, il transfère l’appelant vers le médecin régulateur du centre 15 pour bénéficier d’une régulation médicale. A Paris et ses 3 départements limitrophes (92, 93 et 94) les appels 18 / 112 aboutissent au centre de coordination des opérations et de transmission de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris et à Marseille les appels 18/112 aboutissent au centre opérationnel des services de secours et d’incendie de Marseille.
[modifier] 1.2 Le centre de réception et de régulation des appels du SAMU (centre 15)Le centre de réception et de régulation des appels (CRRA) dirigé par le SAMU, permet une écoute permanente et une régulation médicale des appels médicaux d’urgence qui y arrivent. Les CRRA sont basés, le plus souvent, dans un centre hospitalier. Ils sont dotés du numéro unique le 15 et sont départementaux.
Un médecin assure la régulation médicale 24h sur 24, il détermine et apporte dans le délai le plus rapide la réponse la mieux adaptée à la nature des appels.
Dans l’attente de l’arrivée des moyens de secours ou de l’équipe médicale, le médecin régulateur dispense aux témoins des conseils pour la réalisation des gestes de premiers secours. Pour répondre de façon adaptée aux demandes, le CRRA peut mobiliser différents types d’effecteurs partenaires ; sapeurs pompiers, transporteurs sanitaires privés, médecins libéraux de garde, structures organisées de médecine d’urgence, équipes médicales des SMUR ou des services de santé et de secours médicaux des sapeurs pompiers (SSSM). Le CRRA peut également traiter la demande sans envoyer d’intervenants. Le conseil médical fait partie de l’activité du médecin régulateur. Les CTA et les CRRA sont interconnectés et se tiennent mutuellement informés. Ils sont aussi interconnectés avec les dispositifs de réception des appels des services de Police et de Gendarmerie.
[modifier] 1.3 Le Centre d'Information et de Commandement (CIC) de la Police nationale et le Centre Opérationnel de la Gendarmerie nationaleLa réception des appels au « 17 » est assurée selon les circonscriptions :
Les opérateurs qui réceptionnent l’appel, sont spécialisé dans leur domaine. Ils recueillent l'information, l'analysent, décident des moyens de police ou de gendarmerie à mettre en oeuvre puis assurent le suivi de la mission. Si nécessaire, ils informent les autres services de secours (pompiers, SAMU…) qui sont reliés aux services de police par une ligne directe exclusivement réservée à cet effet.
[modifier] 1.4 Cas particulier : l’alerte en merLa réception de l’alerte en mer est assurée par les Centre Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS). Les CROSS sont chargés d’assurer une permanence opérationnelle permettant de répondre à toute demande d’assistance en mer (sauvetage de la vie humaine en mer) par la mise en oeuvre de moyens opérationnels (Marine Nationale, gendarmerie, Douanes, Sécurité civile, Société Nationale de Sauvetage Maritime, moyens privés). Les CROSS veillent le canal radio-maritime 16 (VHF) et le canal 70 (ASN). Ils sont en interconnexion directe avec les autres services de secours : pompiers, police gendarmerie, SAMU.
[modifier] Contribuer par son action, à mettre en oeuvre les différents maillons nécessaires de la chaîne de secours (alerte, diffusion de l’information…).
Dans un contexte de détresse, l’absence d’information à un service d’urgence peut compromettre la vie ou la santé d’une victime malgré les premiers secours assurés par un secouriste.
[modifier] 2.1 JustificationLa vie de toute personne peut, un jour ou l’autre, être menacée par un accident ou une maladie brutale. Le secouriste témoin d’une situation de détresse doit, après avoir protégé, alerter les secours, ou s’assurer qu’ils ont été effectivement alertés et pratiquer les gestes de premiers secours en attendant leur arrivée. Sur les lieux d’un accident ou d’une détresse, le secouriste fait partie des personnes qualifiées pour initier la chaîne des secours. L’ALERTE, transmise au service d’urgence par les moyens les plus appropriés disponibles, doit être rapide et précise pour diminuer les délais d’arrivée des secours nécessaires. Tout retard et toute imprécision peuvent concourir à l’aggravation de l’état de la victime.
[modifier] 2.2 Conduite à tenir1- Décider d’alerter les secours
2- Se munir d’un moyen de communication Si le secouriste est isolé, l’alerte des secours peut être réalisée à l’aide (fig. 4.5) :
Si le secouriste opère dans le cadre d’un PAPS, il doit disposer ,
3- Choisir un service de secours adapté
Au cours de certaines opérations de secours, il existe des procédures spécifiques qui sont mise en oeuvre pour la transmission de l’alerte. Le secouriste devra en prendre connaissance avant chaque mission de secours. A l’intérieur de certains établissements, il faut respecter la procédure d’alerte particulière à ceux-ci, généralement affichée près des postes téléphoniques.
Le secouriste doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications suivantes :
et répondre aux questions qui lui seront posées par les secours ou par le médecin du centre 15. Un dialogue doit s’instaurer entre le secouriste et le service d’urgence appelé ; ce dernier peut donner des conseils et/ou des instructions sur la conduite à tenir, soit en attendant l’arrivée des secours d’urgence sur les lieux, soit pour permettre au secouriste de conclure son action lorsque celle ci est suffisante et ne nécessite pas l’intervention d’un service de secours complémentaire. Le message d’alerte achevé, l’appelant doit attendre les instructions avant d’interrompre la communication.
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