Pompier en FranceUn article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.
[modifier] Statut des sapeurs-pompiersIl y a en France trois statuts de sapeurs-pompiers relevant du service public : les sapeurs-pompiers volontaires, les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers militaires. À l'exception de Marseille, de Paris et de la petit couronne (voir plus bas), les sapeurs-pompiers sont civils (professionnels ou volontaires), et dépendent administrativement du Service départemental d'incendie et de secours sdis. Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV), les plus nombreux (plus de 190 000 personnes), sont des personnes dont l'activité principale n'est pas sapeur-pompier (employés du privé, fonctionnaires d'une autre administration, étudiants...). Ces personnes peuvent être appelées sur leur lieu de travail pour réaliser des interventions ; ils délaissent alors leur travail pour effectuer leur mission. Il peuvent aussi réaliser des gardes en dehors de leurs heures de travail. Ils sont alors à la caserne en attendant une éventuelle intervention. Ils sont payés en vacations pendant les interventions, gardes et formations. Les sapeurs-pompiers professionnels (SPP, plus de 30 000) sont des fonctionnaires territoriaux (employés par le service départemental d'incendie et de secours du département) et recrutés sur concours. Ils alternent gardes et périodes de repos, par exemple 24 h de garde continue puis 72 h de repos (24/72). Ils peuvent être appelés en renfort durant leurs heures de repos. Dans les villes d'une certaine importance, les corps sont en général mixtes volontaires/professionnels, avec une présence permanente de professionnels renforcés par des volontaires qui effectuent des gardes les soirs et week-ends ou sont appelés en renfort pour les interventions lourdes. Certaines grandes villes ont opté pour des corps 100% professionnels (aucun volontaire). Dans les communes rurales à faible densité de population, les corps sont souvent composés à 100% de volontaires. À Paris et à Marseille, les pompiers sont militaires. Il s'agit de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP, près de 7 000 personnes) et du Bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM, plus de 2 000 personnes). Les sapeurs-pompiers et marins-pompiers sont des militaires (dépendant du ministère de la Défense) mis à disposition du préfet (ministère de l'Intérieur). Les sapeurs-pompiers de Paris (75) défendent Paris et la petite couronne : Hauts-de-Seine (92), Val-de-Marne (94) et Seine-Saint-Denis (93). Le génie de l'armée de terre dispose également des Unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC), qui sont des unités de renfort en cas de catastrophe en France ou à l'étranger (par exemple, tremblement de terre, incendie de forêt en été, marée noire). Ils ont une formation et un uniforme similaires à ceux des sapeurs-pompiers. L'armée de l'air dispose sur ses bases aériennes de pompiers spécialisés dans les feux d'aéronefs. La loi n°2000-242 du 29 mars 2000 [1] (http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/VisuNav?cidNav=7181&indiceNav=1&tableNav=CONSOLIDE&ligneDebNav=1), réformant une partie du service national, a également introduit la possibilité d'effectuer un volontariat civil de six à vingt-quatre mois dans une collectivité territoriale (art. 3), et notamment « dans le domaine de la prévention, de la sécurité et de la défense civiles aux missions de protection des personnes, des biens et de l'environnement » (art. 4). Il s'agit alors d'une activité à plein temps (art. 10) et le volontaire civil est payé avec une indemnité réduite par rapport au salaire du poste (art. 12). Il y a environ 300 sapeur-pompiers volontaires civils. [modifier] Missions et interventionsPlus de 3,6 million d'interventions par an :
Cela représente 6 000 interventions pour 100 000 habitants, et 16 interventions par sapeur-pompier. Il faut se méfier de ce dernier chiffre, essentiellement du fait qu'un sapeur-pompier ne peut pas intervenir seul et qu'une intervention nécessite au moins trois personnes, voire plusieurs dizaines ! Par ailleurs, l'effectif englobe du personnel administratif et d'encadrement, et d'autre part il y a une grande disparité entre les professionnels des grandes agglomérations qui font de nombreuses interventions, et les volontaires qui font peu d'interventions mais qui permettent une intervention rapide dans des endroits peu peuplés, la rapidité étant la principal facteur de la survie des victimes et de la sauvegarde des biens. Par ailleurs, ils participent aussi aux commissions de sécurité qui visitent des établissement recevant du public (ERP). Ils font aussi de la sensibilisation et de la formation auprès du public et des écoliers. [modifier] Véhicules et équipement[modifier] Les tenuesLa tenue de base (pour toute intervention) se compose d'un pantalon et d'une veste en tissu ignifugé bleu, bottes à lacets et fermeture glissière (rangers) — la veste est facultative pour les missions de secours à personne. Le pantalon comporte un liseré rouge (passepoil), la légion d'honneur ayant été attribuée aux corps de sapeurs-pompiers, et une bande grise rétro-réfléchissante de 2,5 cm de haut autour des jambes. La veste comporte une bande grise rétro-réfléchissante de 2,5 cm de haut autour de la poitrine. Cette tenue est parfois appelée « Kermel », du nom du tissu. Pour le secours à victime, la tenue n'a pas besoin d'être ignifugée, le sapeur-pompier peut donc être en t-shirt, polo ou pull bleu avec une bande rouge sur la poitrine sur laquelle est brodé « sapeur pompier » en blanc. Il peut mettre une parka pour se protéger des intempéries. Pour l'incendie en milieu urbain, la tenue de base se complète d'un sur-pantalon ignifugé, d'une cagoule ignifugée, d'une veste en cuir ou en tissus ignifugé, d'un ceinturon permettant de porter son matériel personnel (gants, lampe, clef tricoise), et du casque F1 (le fameux casque argenté). Le surpantalon est relativement récent, et permet d'avoir une couche d'air isolante entre les deux pantalons, qui protège de la chaleur. Pour les feux de forêts, la tenue de base se complète du casque F2 (plus léger) et du ceinturon. La clef tricoise est un outil en laiton qui permet de serrer les raccords des tuyaux. Elle a parfois d'autres fonction (tourne-vis, carrés et triangles d'ouverture de dispositifs divers), on parle alors de clef polycoise. Les parkas et veste F1 (cuir ou tissus ignifugé) comportent en bas une bande rétro-réfléchissante dont la couleur indique le grade : rouge pour un homme du rang, jaune pour un sous-officier (chef d'agrès), blanche pour un officier. Cette couleur est rappelée sur le casque F1. Le casque F2 est rouge pour les sapeurs, jaune pour les sous-officiers et blanc pour les officiers. La tenue s'adapte en fonction des missions spécifiques (scaphandre pour les risques bactériologiques, chimiques et radiologiques, combinaison rouge déperlante pour les Grimp...) [modifier] Les véhicules d'incendie et de secoursLes services d'incendies et de secours utilisent un grand nombre de véhicule légers ou lourds pour effectuer leurs interventions. En effet, il y bien évidement les engins de lutte contre l'incendie, mais aussi ceux de secours à personnes, de sauvetage, et ceux pour les interventions diverses. Mais de nouveuax engins apparaissent en fonction des nouveaux risques techniques. (voir l'article sur les engins) [modifier] Risques spécifiques
[modifier] Divers
Une petite particularité des véhicules des sapeurs-pompiers parisiens et marseillais : comme ils sont militaires, leurs véhicules sont libérés des obligations d'immatriculation qui touchent normalement tout ce qui a accès aux routes françaises. Leurs plaques ne portent qu'une identification interne au corps. [modifier] Formation initiale et continueLa formation de base (ou Formation Initiale d'Application, FIA) comporte une partie incendie (dont l'utilisation de l'appareil respiratoire isolant — ARI), une partie sauvetage (se servir du lot de sauvetage et de protection contre les chutes — LSPCC) et une partie secourisme. Le minimum en secourisme est la détention du certificat de formation aux activités des premiers secours en équipe (CFAPSE), qui leur permet d'intégrer les équipages des véhicules de secours à victime (VSAV et VSAB). La détention du certificat de formation aux activités des premiers secours routiers (CFAPSR) leur permet d'intégrer les équipages des véhicules de secours routier (VSR), et est également obligatoire pour le chef d'agrée VSAV. Lorsque le sapeur-pompier accède à une nouvelle fonction (par exemple lorsqu'il monte en grade), il doit suivre une formation d'adaptation à l'emploi (FAE), qui comprend plusieurs unités de valeur (UV) : FOR (formateur, dont le monitorat de premiers secours), SAP (secours à personne), IGH (législation sur les immeubles de grande hauteur), ERP (législation sur les établissements recevant du public), COD (conduite des engins, nécessitant le permis poids-lourds comme prérequis), COM (communication, gestion d'équipe), GOC (gestion opérationnelle et commandement, TOP (techniques opérationnelles)... Il existe des stages de spécialisation et des formation d'adaptation aux risques locaux (FARL) comme par exemple les stages feux de forêt (FDF). Par ailleurs, il est soumis à une formation continue (FMA, formation de maintien des acquis), qui comprend la formation continue obligatoire pour les diplômes de secourisme (CFAPSE, CFAPSR, monitorat). Les casernes organisent des manœuvres régulières pour les volontaires et les professionnels. Lors de sa première admission en tant que professionnel ou volontaire, le sapeur-pompier se voit remettre un carnet de suivi de formation (voir la note d'information n° 97-925 du 22 octobre 1997) où seront inscrites toutes ses qualifications, unités de valeur, diplômes et formations continues, ce qui facilitera un éventuel changement de corps (mutation, passage volontaire-professionnel). [modifier] SpécialitésLes services départementaux disposent d'un Groupement de Recherche et d'Intervention en Milieux Périlleux (GRIMP, à Paris : GREP, Groupement de Recherche et d'Exploration Profonde) chargé des interventions en grande hauteur ou en grande profondeur. Ils disposent également d'une unité de Sauvetage-Déblaiement (SD) pour les interventions dans les bâtiments effondrés (explosions, tremblements de terre, glissements de terrain). Cette unité a pour rôle de rechercher les victimes, avec des chiens et des géostéréophones (auscultation des ruines à la recherche des bruits émis par les survivants), d'accéder aux victimes, permettant ainsi de leur procurer les premiers soins, et de les dégager pour pouvoir les évacuer. Autres spécialités :
[modifier] Folklore et vocabulaire
[modifier] Organisation administrativeLes sapeurs-pompiers dépendent de la Direction de la Sécurité Civile (DSC) du ministère de l'Intérieur. Au niveau départemental, ils sont sous la responsabilité du préfet de département (du préfet de police pour Paris et la petite couronne). Il sont employés et sont gérés par le Service départemental d'incendie et de secours (sdis) qui est un établissement public autonome. La lutte contre les calamités sur une commune sont du ressort du maire ; initialement, les sapeurs-pompiers étaient communaux, la loi de finance de 1898 prévoyait pour la première fois une subvention de l'État aux communes pour organiser cette lutte contre l'incendie, et celle-ci devient un poste de dépense obligatoire en 1913. Un changement de fond a eu lieu à la fin des années 1990 – début des années 2000 avec la départementalisation : les sapeurs-pompiers sont désormais rattachés au département via le sdis, et les municipalités financent le sdis de manière obligatoire. Cette départementalisation s'est accompagnée d'une « rationalisation » des moyens, c'est-à-dire du regroupement des petits centres de première intervention (CPI) qui a provoqué un grand mécontentement tant du côté des sapeurs-pompiers, qui perdaient le contact avec la commune que des élus et des citoyens, qui voyaient disparaître le CPI de proximité. La dotation des casernes en personnel et en matériel est décrit dans le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR).
[modifier] Les gradesLes sapeurs-pompiers civils, ont des grades qui suivent la hiérarchie militaire. Les grades correspondent à des fonctions (voir grades) [modifier] Emplois
(Arrêté du 18 octobre 2001.) [modifier] Les casernesOn distingue trois types de caserne, selon le nombre d'interventions effectuées à l'année et l'équipement :
Un centre couvre une zone géographique déterminée. Si un centre ne peut pas assurer toutes les missions à un moment donné (par exemple survenue simultanée de plusieurs accidents ou sinistres), c'est la caserne la plus proche qui assure les interventions en surnombre (on parle de départ en second appel). Dans les CSP, et les CS lorsqu'il y a une garde, il y a une personne, appelée le stationnaire, chargée de recueillir les appels directs au standard (appels personnels, ou personne composant le numéro de la caserne au lieu du 18), et d'assurer la liaison radio avec les véhicules partis en intervention. [modifier] Les centres opérationnelsLe Centre de Traitement de l'Alerte (CTA) est chargé de la réception des appels au 18 (et parfois au 112) et donne l'ordre de départ ; le CTA prévient la caserne et l'équipage du véhicule qui doit partir et suit le déroulement de la mission, en collaboration avec le Samu pour la partie médicale. À Paris, le centre de régulation s'appelle COT (centre des opérations de transmission). Lors d'une opération, le commandement est fait sur le terrain (par l'officier ou le sous-officier). Cependant, il y a des centre de coordination opérationnels, qui permettent de savoir quelle équipe est engagée à quel endroit, et de gérer les demandes de renfort. Au niveau départemental, cela est assuré par le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). Lorsqu'une situation dépasse un département, la coordination est prise en charge par le Centre opérationnel de zone (Coz, anciennement Circosc, Centre inter-régional de coordination de la sécurité civile). Il existe un Coz par zone de défense (la France métropolitaine est divisée en neuf zones de défense). Il y a également un centre national, le Centre opérationel de gestion interministériel des crises (Cogic). [modifier] Le service de santéLe SSSM est le Service de santé et de soins médicaux. Regroupe les médecins et infirmiers sapeurs-pompiers (ISP). Ses rôles sont :
[modifier] Textes législatifs
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