Quand retire-t-on le casque d'un motocycliste accidenté ?Un article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.Comme tous les gestes de premiers secours, le retrait du casque sur un motocycliste accidenté a des bénéfices et des risques. La décision du retrait du casque doit donc se faire si le bénéfice est supérieur au risque. Il est à noter que si lorsque l'on arrive sur l'accident, on trouve le motocycliste debout ou assis, on va lui demander d'enlever lui-même son casque.
[modifier] Analyse bénéfice/risque[modifier] Risque du retrait du casquePour qu'il soit efficace (protecteur), le casque doit être bien ajusté à la tête du motocycliste. Le retrait est donc de fait difficile, et risque de faire bouger la tête. Il faut donc craindre une mobilisation du cou (vertèbres cervicales). Or, un des traumatismes les plus fréquent dans un accident de deux-roues est précisément un traumatisme des cervicales. Le retrait risque donc d'aggraver ce traumatisme, avec de possibles séquelles irréversibles (paralysie ou mort). [modifier] Bénéfice du retrait du casqueLe casque :
La libération des voies aériennes ne peut pas se faire correctement avec un casque. [modifier] Cas du sauveteur isoléIl existe une méthode de retrait du casque à une personne. En France, cette technique est enseignée à l'AFCPSSR (premiers secours sur la route). Cette technique, moins sure que le retrait à deux secouristes, permet néanmoins de minimiser le risque lié au retrait du casque. Il faut distinguer plusieurs cas :
[modifier] Cas d'une équipe de secouristesLes équipiers secouristes sont formés au retrait du casque à deux personnes ; bien exécutée, cette technique permet un retrait sans mobilisation notable des cervicales. Le retrait du casque est donc systématique : il faudra nécessairement poser un collier cervical pour le déplacement (relevage, brancardage) ou la mise en PLS, ainsi que pour l'apport d'oxygène. Dans le cas d'une personne consciente, il faut s'attacher à obtenir son consentement et sa coopération en lui expliquant les intérêts du retrait, et lui faire comprendre que le risque d'aggravation lié au transport (relevage et brancardage) est largement supérieur au risque. [modifier] Fausses idées et légende urbaineOn entend souvent l'histoire d'une personne parfaitement consciente et qui décède lorsqu'on lui enlève le casque, le haut du crâne restant dans le casque. Aucun rapport médical n'est jamais venu confirmer cette histoire, il est donc probable qu'il s'agissent d'une légende urbaine. D'autant plus que l'on peut douter des chances de survie à court terme d'une victime d'un tel traumatisme crânien, même en lui laissant le casque. On entend également souvent dire qu'il ne faut pas repeindre les casques car ceux-ci sont transparents aux rayons X, et pas la peinture. Ceci est probablement vrai, toutefois, on ne radiographie jamais une personne casquée puisque celui-ci a déjà été ôté à l'arrivée aux urgences. La principale raison est plutôt que les solvants de la peinture risquent d'endommager le casque. Outils personels |