Qui a le droit d'utiliser des avertisseurs sonores et lumineuxUn article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.Tous les véhicules sont munis d'avertisseurs sonores, les « klaxons », et d'avertisseurs lumineux : appels de phare, clignotants, feux de détresse (warning), feux stop. Certains véhicules disposent d'avertisseurs spéciaux leur permettant d'utiliser des dispositions spéciales du Code de la route comme la possibilité de stationner dans des endroits interdits, de dépasser les limites de vitesse, de rouler sur la bande d'arrêt d'urgence des autoroutes et pour certains véhicules de déroger aux règles de priorités normales (feux tricolores, stop et cédez-le-passage, priorité à droite). Ces dispositions spéciales du code de la route ne peuvent être utilisées que si :
Note : cela concerne les signaux adaptables sur les véhicules, et non pas par exemple les gyrophares « festifs » que l'on branche sur le courant du secteur ; la vente et la détention de ces derniers est libre à condition que leur utilisation ne soit pas visible de la route (art. R418-2 et R418-4 du Code de la route).
[modifier] Les textes[modifier] DéfinitionsEn France, les véhicules pouvant avoir des signaux lumineux et sonores spéciaux sont les véhicules d'intérêt général. L'article R. 311-1 du Code de la route distingue :
Les véhicules d'intérêt général prioritaires sont les véhicules des services de police, de gendarmerie, des douanes, de lutte contre l'incendie, d'intervention des unités mobiles hospitalières et du ministère de la justice affecté au transport des détenus. Les véhicules d'intérêt général bénéficiant de facilités de passage sont les ambulances de transport sanitaire, les véhicule d'intervention d'EDF et de GDF, du service de la surveillance de la SNCF, de transports de fonds de la Banque de France, des associations médicales concourant à la permanence des soins, des médecins lorsqu'ils participent à la garde départementale, les engins de service hivernal et, sur autoroutes ou routes à deux chaussées séparées, véhicule d'intervention des services gestionnaires de ces voies. [modifier] Les avertisseurs lumineuxL'article R. 313-27 du Code de la route prévoit que:
L'article R. 313-28 du Code de la route prévoit que certains véhicules à progression lente ou encombrant peuvent être muni de feux spéciaux et de dispositifs complémentaires de signalisation par éléments fluorescents ou rétroréfléchissants. Concrètement, il s'agit de gyrophares oranges ou de deux feux oranges à éclat. [modifier] Les avertisseurs sonoresL'article R313-34 prévoit que :
[modifier] La sanctionLes articles R313-29 et R313-34 du Code de la route prévoit que le fait de détenir, d'utiliser, d'adapter, de placer, d'appliquer ou de transporter à un titre quelconque les feux etavertisseurs réservés aux véhicules d'intérêt général est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. Ces feux peuvent être saisis et confisqués. L'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L325-1 à L325-3. [modifier] L'analyseConcernant les véhicules intervenant dans le cadre des prompts secours et de l'aide médicale urgente, on a donc :
Les deux principaux problèmes sont :
Se pose également le problème des associations de secourisme. Certaines ont un agrément de transport sanitaire et disposent d'un ambulancier titulaire du CCA, et effectuent tout à fait légalement les transports avec les signaux dévolus aux ambulances. Mais ce cas est rare, en raison de la difficulté de disposer d'un bénévole titulaire du CCA. Même sans faire d'évacuation, le fait de bénéficier d'une facilité de progression peut être nécessaire, comme par exemple dans le cas d'une association participant à un plan rouge (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_rouge) dans une circulation encombrée, pour pouvoir se rendre sur le dispositif. Certains préfets leur ont donc attribué le statut de véhicules d'intérêt général bénéficiant de facilités de passage (feu bleu à éclat et sirène trois-tons), sans que le statut soit bien clair. Enfin, dans les départements où les secouristes bénévoles participent au réseau de secours public (notamment dans lé région parisienne), certains préfets ont pris un arrêté de réquisition permanent, plaçant ainsi les véhicules dans les services de l'État bien qu'ils appartiennent à une entreprise privée (l'association). Les deux derniers cas sont problématiques, car rien n'indique que la solution retenue est légale ; le Code de la route liste en effet de manière exhaustive les véhicules pouvant bénéficier des avertisseurs spéciaux, et les secouristes bénévoles ne rentrent dans aucune de ces catégories.
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