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Signalisation d'une plage

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Sommaire

Le poste de secours

Il a plusieurs fonctions :

  • Servir de point d’information.
  • Servir de point d’accueil.
  • Servir de point de communication.
  • Servir de lieu de vie.
  • Servir d’abri.

Le poste de secours est le point central du dispositif de surveillance d’une plage. En effet, c’est ici que vont se trouver les sauveteurs aquatiques puisque, en dehors des phases opérationnelles durant lesquelles il est possible de trouver un poste de secours sans sauveteurs, il y a au moins un sauveteur sur le poste.

Il s’agit d’un matériel communal qui peut être fixe ou mobile. En effet les modèles de postes de secours sont bien nombreux et chaque modèle présente avantages et inconvénients.

Le poste de secours a plusieurs fonctions puisqu’il sert de point d’information pour le public via l’affichage des températures et d’autres informations relatives à la plage et à la station. Il sert également de point d’accueil aussi bien pour le public, pour les victimes et pour les différentes autorités pouvant se rendre sur la plage. Le poste de secours est aussi un point de communication puisque celui-ci est en contact avec l’ensemble des sauveteurs de la plage, avec les autres postes et avec les différents services de secours. Si le poste de secours est le point central du dispositif de surveillance, il est également le point central de la vie des sauveteurs pendant toute la saison au même titre que les café et autres discothèques de la côte. En effet, le poste est un lieu de vie dans lequel les sauveteurs vont manger mais également se reposer. Enfin le poste de secours va servir d’abri au sens où on l’entend dans les dispositifs de secours.

Signalisation du poste

Si le poste de secours peut avoir des formes différentes, il doit dans tous les cas répondre à une signalisation réglementaire très précise. En premier lieu, le poste doit être signalé depuis la route par des panneaux de type flèche de Genève qui permettent aux secours et aux usagers de repérer facilement les postes.

Concernant leur implantation, le poste doit être placé en milieu de zone surveillée mais sa position sera également fonction de la topographie de la plage puisque tout le monde comprendra qu’il n’y a pas intérêt à placer un poste derrière une dune.

Afin de faciliter l’accès des secours lors des interventions et des évacuations sanitaires, le poste de secours doit être desservi par une voie carrossable et si possible disposer d’une drop zone (DZ) qui sert à la pose de l’hélicoptère.

Le poste de secours est peint en blanc avec le mention poste de secours écrite en rouge. Les autres mentions apposées sur le poste doivent être de couleur bleue.

Afin de faciliter leur identification, les postes doivent disposer d’un numéro qui est écrit sur les côtés du poste à l’attention des usagers et des secours terrestres mais également sur le toit à l’attention des hélicoptères. En général, la numérotation se fait du nord au sud d’une station.

Les panneaux d’affichage

Un panneau d’affichage est installé sur la face la plus visible du poste. Il peut être demandé d’inscrire à chaque vacation (ouverture du poste et milieu de journée) les données liées à la météo (température de l’eau et de l’air, vitesse et direction du vent). Les dangers particuliers peuvent également être inscrits sur ce tableau d’affichage. De manière permanente, les plans de l’aire de baignade, l’arrêté municipal, le règlement relatif à l’activité des baigneurs, des embarcations à moteur, des pêcheurs de surface ou sous-marins, les conseils de prudence et le plan général de la station doivent figurer sur ce panneau d’affichage.

Un panneau placé au pied des mâts doit préciser la période et les heures auxquelles est assurée la surveillance.

Signalisation du lieu de baignade

La signalisation par des marques permanentes de la zone littorale ou riveraine surveillée doit être installée ainsi que la matérialisation des lieux de baignade et de balisage. Cette matérialisation consiste soit en des panneaux fixés blancs avec des inscriptions en bleu foncé pour les mers à fond stable (Méditerranée) soit par des fanions supportés par des flotteurs pour des fonds instables (marées).

Le décret n° 62-13 du 08 janvier 1962 relatif au matériel de signalisation sur les plages et lieux de baignade et la circulaire n° 76 du 02 février 1962 précisent d’une part, la nature des mâts, signaux et drapeaux utilisés pour les lieux de baignades, situés ou non en bord de mer, d’autre part, les affichages avec figurines indiquant clairement leur signification et l’emplacement des engins de sauvetage et du poste de secours.


Balisage du lieu de baignade

L’aire réservée à la baignade doit être délimitée, matérialisée par des bouées et signalée.

De même, dans la zone de surveillance un « grand bain » doit être délimité par des bouées flottantes oranges reliées entre elles par un filin. Si possible, un emplacement réservé aux personnes ne sachant pas nager et aux nageurs débutants, doit être instauré : c’est le « petit bain ».

Les balisages et appontements, fixés par arrêté du Préfet Maritime à la demande des Maires, réservés aux navires à voile et à moteur à l’intérieur de la bande côtière, font partie de la responsabilité des Maires.

La réglementation de ce balisage est définie par le décret du 07 septembre 1983 (J.O du 10 septembre 1983).

De même, les points dangereux tels que les roches, épaves, fosses, courants, baïnes... peuvent, avec l’autorisation du préfet maritime prise par arrêté, être signalés sur l’eau par des bouées. De même, pour les milieux non marins, les arrêtés sont pris soit par le Maire, soit par le Préfet.

Le balisage mis en place sur les côtes a pour objectif de faciliter la cohabitation entre les différentes activités nautiques et aquatiques qui se pratiquent sur le littoral.

Afin qu’il soit visible de tous, le balisage est réalisé à l’aide de bouées qui peuvent être coniques, cylindriques ou sphériques et qui permettent de séparer les différentes zones.

La ZRUB

Il s’agit là d’une zone que nous pourrions qualifier de zone de protection renforcée dans laquelle seuls les baigneurs et les engins de plage légers peuvent évoluer. Il faut tout de même noter que, malgré le caractère sécurisant de ce genre de balisage, les ZRUB restent rares sur nos côtes et dans de nombreux cas, la bande des 300 mètres est balisée et un arrêté municipal interdit les activités autres que la baignade et les engins de plage. Nous nous retrouvons donc en présence d’une zone qui n’est pas fermée puisque les bouées ne sont pas reliées entre elles et dans laquelle les baigneurs évoluent à côté des pédalos, canoë et autres engins de plage.

Plan directeur de balisage

Pour assurer la sécurité des usagers et notamment des baigneurs, sont instituées, en bordure de rivage, des zones de protection, généralement balisées. Les zones sont situées à l'intérieur d'une bande littorale de 300 m de largeur dans laquelle la vitesse est limitée à 5 nœuds. Des chenaux traversiers balisés interdits aux baigneurs permettent aux usagers pratiquant des activités nautiques s'exerçant au-delà de la ligne des 300 m (telles que le motonautisme, le ski nautique, etc...) d'accéder au rivage.

L’ensemble de ces données découlent d’un plan directeur de balisage qui, bien que non obligatoire, est un document des plus utile pour faciliter la cohabitation entre les différentes activités.

Ce plan directeur de balisage est mis en place par le maire en concertation avec le préfet maritime. Il doit prendre en compte les normes de sécurité et de salubrité mais également le dispositif de secours afin qu’il y ait une logique dans la mise en œuvre des différentes activités.

Le plan directeur de balisage peut être modifié annuellement afin que celui soit plus en adéquation avec les activités pratiquées sur la bande littorale. Les modifications du plan directeur de balisage découlent d’une réunion regroupant le maire et le préfet maritime mais également des représentants des services de secours, des affaires maritimes, des phares et balises et du syndicat des hommes de mer.

Aménagement d’une baignade autre qu’à usage personnel

Au regard de la loi (article L 1332-1 et suivants du Code de la santé publique) toute personne publique ou privée qui procède à l’aménagement d’une baignade (même d’accès gratuit) autre que celle réservée à usage personnel d’une famille doit en faire la déclaration à la Mairie du lieu de son implantation, qu’elle soit existante ou en projet.

Comme tous les autres types de baignades, une baignade aménagée pour un usage autre qu’un usage personnel doit respecter des normes de construction, d’hygiène et de sécurité.

En cas de non respect de ces normes, le Préfet peut, par substitution du Maire, interdire l’utilisation (ou la création) d’une baignade en cas de risque pour la santé, la sécurité des usagers, l’hygiène ou la salubrité publique.

Bibliographie

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