Utilisation des couleurs dans un documentUn article de Urgencyclopedie, l'encyclopéde libre.Les couleurs permettent de faire des contrastes, et donc de mettre en valeur un document. Mais leur mauvaise utilisation peut au contraire nuire à la lisibilité. Par ailleurs, il faut penser que certains lecteurs ou spectateurs peuvent être daltoniens ; il ne faut pas baser toute l'information sur la couleur. Voici quelques considérations qui ne doivent pas être vues comme des directives à suivre, mais plutôt comme des pistes de réflexion et une invitation à l'expérimentation. Note : pour désigner les couleurs sur support informatique, nous utilisons la convention RVB (rouge-vert-bleu), les couleurs sont désignées par un nombre hexadécimal #RRVVBB, cf. Aide:Couleur.
[modifier] Couleur ou noir et blancDe manière générale, des couleurs bien choisies permettent de mettre en relief certaines informations, ou de faciliter la classification des informations, par exemple par l'association couleur↔domaine ; la couleur présente donc un intérêt indéniable sur le noir et blanc. L'abus, au contraire, peut provoquer une saturation de l'esprit (« mosaïque »). Il faut distinguer deux cas : le cas du support imprimé (livret, plaquette, affiche, transparent à projetter), et le cas du support vidéo-projetté (par exemple présentation PowerPoint® ou StarImpress) ou affiché sur écran (par exemple page web), dit « support électronique ». Les avantages et inconvénients sont différents. [modifier] Support imprimé
On voit que le noir et blanc est intéressant pour la publication en masse à bon marché (photocopies) de documents qui peuvent se conserver. La couleur ne serait alors plutôt utilisée pour des documents à usage restreint (document de travail, présentation à usage unique ou limité) ou pour des documents de « prestige » (plaquette, affiche). [modifier] Support électroniqueDans le cas d'un support électronique, le coût et la durée de vie ne change absolument pas. Les principaux problèmes sont
On a deux types de rendus noir et blanc :
[modifier] LisibilitéSi l'utilisation judicieuse de couleurs permet de faire ressortir des information, l'abus nuit à la lisibilité. D'une manière générale :
Les couleurs complémentaires sont celles dont la somme fait le blanc, par exemple #FF0000 rouge #00FF00 vert #0000FF bleu + #00FFFF cyan + #FF00FF magenta + #FFFF00 jaune --------- --------- --------- #FFFFFF blanc #FFFFFF blanc #FFFFFF blanc
Le tableau suivant illustre le désagrément causé.
Les couleurs les mieux visibles sur un fond blanc ou noir sont celle pour lesquelle la composant rouge et/ou verte et/ou bleue vaut FF, qui sont les couleurs primaires et fondamentales :
Vous pouvez regarder la lisibilité d'une écriture en noir et en blanc sur diverses couleurs sur l'article Aide:Couleur > Exemples. Notons que le contraste dû aux teintes peut très bien être très lisible en couleurs, mais totalement illisible une fois passé à la photocopieuse. L'image ci-contre illustre un contraste rouge-vert (dégradé en 256 couleurs) bien visible en couleurs (image du haut) ; une fois transformée en image noir et blanc (256 niveaux de gris), on n'a plus qu'un gris uniforme. Conseil : toujours tester l'impression noir et blanc ou la photocopie noir et blanc, que ce soit pour un document couleur (disparition des teintes) ou noir et blanc (dégradation des gris). [modifier] HarmonieSelon certaines sources, si l'on dispose les couleurs en cercle, alors on a des couleur harmonieuses si on choisit les couleurs aux sommets d'un triangle équilatéral ou d'un carré [1] (http://www.angelfire.com/az3/colors/pages/sm23.htm) [2] (http://ma.rine.free.fr/couleurs/guide_page4.htm). Pour une répartition triangulaire, cela revient à permuter les valeurs des groupes RR, VV et BB
Dans cette roue des couleurs, les couleurs dont l'associaiton est désagréable sont celles qui sont diamétralement opposées. [modifier] Symbolique des couleursLes couleurs ont une symbolique, ou bien sont fortement associées à certains contextes. Cela ne signifie pas qu'il faille nécessairement utiliser telle couleur pour telle contexte (par exemple uniquement du rouge en ce qui concerne les sapeurs-pompiers), mais il faut se poser la question : la couleur que j'utilise sert-elle ou desserre-t-elle mon propos ? Notons que ces notions sont essentiellement culturelles ; à titre d'illustration :
Enfin, la couleur peut avoir une forte connotation dans un domaine très restreint, pour une partie seulement de la population d'un pays ; par exemple la trilogie bleu-blanc-rouge des secteurs du plan rouge n'est connue que des personnes impliquées dans la sécurité civile en France, et pour ces personnes, l'association de ces couleurs rappellera ce contexte. Voici quelques exemples de symboles portés par les couleurs :
Bien sûr, les évocations ne sont pas les mêmes pour tout le monde, et dépendent du contexte : contexte dans le document (texte accompagnateur, thème général), mais aussi contexte de la lecture (événement récents vécus par le lecteur). Note : toutes les couleurs moyennement foncées sortent en gris à la photocopieuse noir et blanc… [modifier] À-plats et dégradésLes à-plats peuvent permettre une mise en relief du texte (fond) ; c'est le principe du surligneur (type Stabylo Boss). Toutefois, à la photocopieuse, ils sortent de manière variable :
Le problème est le même avec les dégradés, mais se rajoute en plus le problème du nombre de couleurs : si le système de restitution a moins de couleurs que le système de conception, on va avoir un effet de bandes désagréable. L'illustration ci-contre montre une image contenant trois dégradés de couleurs différentes (haut) en 256 couleurs, que l'on réduit à 16 couleurs (milieu, effet de bandes) et à 256 niveaux de gris (bas, plus de différentiation des teintes). Notons également que pour une impression sur une imprimante à jet d'encre, les à-plats et dégradés sont très gourmands en encre. [modifier] Chartes graphiquesUne charte graphique (corporate design) est un ensemble de règles à respecter pour les documents, imposée par une organisation à ses membres. Ainsi, de nombreuses sociétés imposent les couleurs à utiliser et le type de caractères, renforçant ainsi l'image de la société, sa reconnaissance, et évitant les initiatives de « mauvais goût » qui pourraient nuir à l'image de la marque. Si une association veut définir une charte graphique, il est conseillé qu'elle prenne en compte les remarques faites ci-dessus. Mais l'association peut aussi être confrontée à la charte graphique lorsqu'elle veut reproduire le logo d'un parrain (sponsor). Dans un cas pareil, il faut impérativement se rapprocher du service communication de la société pour savoir s'il y a une charte graphique, et pour lui présenter le document avant de le reproduire en masse. Voir même, si une société propose de prendre en charge la reproduction d'un document pour l'association, il faut prendre en compte la charte graphique dès la conception du document pour être sûr du rendu final. Par exemple, le logo de la République française est soumis à une charte graphique définissant précisément les nuances du bleu et du rouge. [modifier] Notes1. se pose alors le problème de la disponibilité du document ; si les machines neuves ont toutes un affichage d'au moins 65 000 couleurs, il ne faut pas pour autant exclure les personnes ayant un matériel plus ancien et envisager un affichage en 256 couleur, voire même en 16 couleurs, ce qui est en général largement suffisant 2. des études ont montrées que l'Homme n'intègre que 5 ± 2 éléments simultanément (donc entre 3 et 7 selon l'état de fatigue, les préoccupations…) [modifier] Voir aussi
Outils personels |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||